31/08/2009

31/08/09 - 22:48

The Kids Are Alright



Je suis toujours surpris par le destin de gens extraordinaires nés dans des familles just pas possibles. En fait, c'est souvent une histoire de survie, comme le prouve cette photo. Parfois, il faut être déglingué pour finir la journée. Inch'Allah comme vous dites chez vous.

31/08/09 - 14:26

Read My Lips

Leçon de procrastination numéro 12 : devinez à qui appartiennent ces lèvres..



Il y a France Gall, Françoise Hardy, Mireille Mathieu, Nicoletta, Sheila et Stone.
Allez, arrête de bosser et joue !

28/08/2009

28/08/09 - 10:12

Mon Amour, Mon Ami


Trois choses qui m'ont fait rire ces dernières 24 heures.


Tout d'abord cette photo.



Donatella & Iggy, alias Bugs Bunny & Panpan (ou l'inverse) !




Ensuite, "I Love You, Man". Ce n'est pas un film de Judd Apatow mais c'est tout comme. Une "bromance", une histoire d'amitié masculine qui ressemble comme deux gouttes d'eau à une histoire d'amour. Paul Rudd, hétéro sensible, va se marier et il se rend compte qu'il n'a que des amis femmes, pas de poteau, pas de buddy, pas de meilleur copain mec quoi. Alors, il se lance dans une série de "man dates" pour se trouver un bon copain qui sera témoin à son mariage. Géniale, comme idée non ?

Il rencontre Jason Segel, son contraire absolu, mais c'est le coup de foudre et ils deviennent BFF (best friends forever). C'est un film tendre ET viril, drôle, qui tient essentiellement à ses deux acteurs, mais aussi aux autres personnages dont Lou Ferrigno, Jane Curtin en mère à peu près normale (j'adore cette femme), le petit frère gay obsédé par les hétéros, un jeune couple qui passe son temps à s'engueuler. Y a aussi un chien qui ressemble à Sadate, tout un délire sur le film "Chocolat", une imitation de James Bond version Timothy Dalton, et évidemment quelques gags branlette-vomi mais plutôt fins. C'est si rare de montrer l'amitié sans pathos, sans ambiguïté, sans malaise.



Enfin, trouvé sur fillessourires, Michel Piccoli qui chante en 1976 "Alors... c'est oui ?", un air disco sur des paroles de Pierre Perret. C'est super drôle au premier et au deuxième degré. I love you, Michel !

26/08/2009

26/08/09 - 13:43

In The Death Car



Donc voilà Ted Kennedy est mort.
Sa mort me rappelle surtout "Blow Out" de Brian de Palma qui s'est fortement inspiré du scandale Chappaquiddick : en juillet 69, Ted Kennedy a eu un accident, sa voiture a plongé dans la rivière, il s'en est sorti mais pas la jeune femme qui s'y trouvait... et qui n'était pas la sienne. Comme il ne s'est pas présenté tout de suite à la Police, ça a fait un gros scandale et ruiné son ambition présidentielle (même s'il a été élu sénateur pendant 45 ans).



C'est le premier De Palma que j'ai vu au cinéma, j'avais 12 ans, et c'était à Orthez pendant les vacances de Février. Je me souviens des premières images, un film porno que double le héros joué par Travolta. Et puis tout le reste, la voiture qui tombe dans la rivière, l'écoute de l'enregistrement, le film hommage ou plagiat de "Blow Up" d'Antonioni (et aussi à "Conversation secrète" de Coppola), Nancy Allen, le split-screen, le cri de la fin... Dans la v.f., c'est Depardiou qui double Travolta. Je crois que c'est mon De Palma préféré.



Donc voilà, les trois frères sont réunis là-haut. Ils avaient quand même beaucoup de dents...

25/08/2009

25/08/09 - 22:14

Let's Make Love And Listen Death From Above



"Mourir ou faire l'amour", c'est le nom des nouveaux Larrieu. Oui enfin, en salles, ça s'appelle "Les derniers jours du monde" mais le sous-titre résume parfaitement ce film drôle, poétique, désespéré, sensuel, chatoyant ! Karin Viard n'a jamais été aussi belle, Catherine Frot parfaite, Amalric rules ! Clothilde Hesme meurt si bien et Sergi Lopez "vit" jusqu'au bout (là j'ai fait un jeu de mots bien pourri, ceux qui ont vu le film comprendront). Bref, c'est juste super. Eh oui, c'est un film français et alors ? en France, on fait des films français formidables qui ne se passent pas forcément toujours dans des appartements du 5ème arrondissement, on fait des films français sur les sentiments, le sexe, sur des questions philosophiques et c'est pas forcément chiant, la preuve, ce film qui parle de la fin du monde de façon autrement plus saisissante, émotionnelle qu'une rolandemmercherie.

Cette semaine, les Larrieu. Mercredi, le Audiard. Dans huit jours, le nouveau Honoré. Joie. "2012" (qui n'est pas un film catastrophe sur l'arrivée au pouvoir de Ségolène) et "Avatar" (on dirait vraiment "Arthur et les mini-moys") peuvent toujours attendre.


Et, heu oui, je vais très bientôt voir le cross-over entre la France et l'Amérique, soit le dernier Tarantino.

24/08/2009

24/08/09 - 09:53

Mangez-Moi



"Julie & Julia" est un film basé sur deux histoires vraies. La première, c'est celle de Julia Child, une Américaine à Paris dans les années 50 qui apprend la cuisine française et en fait un livre de recettes, qui sera la référence du genre aux Etats-Unis (je crois même que c'est le plus gros best-seller culinaire over there). Complètement loufoque, elle est devenue une star de la télé, souvent imitée ("Saturday Night Live", le chef suédois dans le "Muppet Show", c'est elle)... La seconde, c'est l'histoire de Julie Ons'enfoutdsonnom, une pauvre petite ricaine au travail bien peu passionnant qui se met en tête de faire les 500 recettes du livre de Julia Child en 365 jours et de tout décrire dans un blog. Le film mélange les deux histoires, intrigue A et intrigue B, qui se répondent plus ou moins : ça parle de bouffe, d'acceptation de soi, de citrate de béthaïne, de carrière, d'écriture... Y a pas vraiment de message, juste "eat it !". Perso, je me suis régalé.



En fait, évidemment, dès qu'on s'éloigne de l'histoire de Julia Child, on se languit. Parce que Julia Child est incarnée par Meryl Streep. Elle joue à la perfection cette figure mythique de la télévision américaine (en gros, notre Maïté nationale du temps de Michel Oliver) : elle a l'air immense (Julia Child mesurait 1m86), elle rit et bouffe tout le temps, elle dodeline de la tête comme si elle était tout le temps bourrée, elle a cette voix haut perchée, bref complètement follasse. Elle a une soeur aussi, géniale, tout aussi grande et barrée qu'elle, et elle est mariée à Stanley Tucci, impeccable. En comparaison, Julie la bloggeuse est bien pâle (Amy Adams), pas drôle et surtout impardonnable : rater un boeuf bourguignon est un acte de haute trahison. Dommage que Nora Ephron, la réal, n'ait pas eu le courage (ou les moyens ?) de faire un film uniquement sur Julia. On sent que les producteurs se sont dits "Julia Child c'est bien pour les 40 ans et +, mais il faut des personnages qui attirent les 20 ans et +". Et puis c'est vrai, Meryl Streep a déjà fait un film qui s'appelle "Julia".


Julia Child, version Meryl Streep



Julia Child, la vraie



Bon appétit !
(le film sort le 16 septembre en France)

23/08/2009

23/08/09 - 15:25

La Ritournelle



Avant de partir à New York, mon ipote a fait des siennes : il s'est sabordé. Heureusement, j'avais fait une sauvegarde sur un disque dur externe et j'ai pu tout récupérer. Enfin... sauf quelques albums chipés sur l'ipote d'un camarade guitariste, notamment celui de Diving with Andy. Bref, j'ai tout récupéré mais pas les listes de sélection. Donc me voilà depuis une petite semaine à tout classer dans des sélections aux titres évocateurs selon les genres ou les envies : "Black is beautiful", "Bouge ton corps", "Frenchy but chic" (en hommage à Rock'n'Folk), "J'ai honte mais c'est bon"... Pour l'instant, seuls cinq artistes ont droit à leur playlist rien que pour eux ; sauras-tu les deviner ? J'en profite pour redécouvrir et élaguer. Parce que sur 10 500 titres, y a forcément des merdes, des airs bofs ou des trucs jamais vraiment écoutés. On ne peut pas tout aimer, donc bye bye PJ Harvey ! Ciao Phoebe Killder ! Au revoir bootlegs sans intérêt ! Place à l'essentiel. Pour l'instant, j'ai jeté 800 titres, mais je peux mieux faire.

Musicalement dans ma vie, y a vraiment eu un avant et après Ipote. Avant l'Ipote, j'écoutais des CD, je me faisais des petites compiles que je gravais. J'écoutais un même artiste sur 10 à 15 chansons, je me plongeais dans un univers sonore, un timbre de voix, ou une ambiance. Depuis l'Ipote, je remise de plus en plus les CD dans les placards, je n'écoute que mon lecteur de mp3 en mode aléatoire. Je n'écoute plus des CDs mais la radio que je me suis créé. C'est différent, la musique est plus accessible (il suffit d'appuyer sur sa souris ou sa mollette, au lieu de chercher le CD dans une longue pile, de l'ouvrir, de le mettre dans le mange-disque etc etc). Mais c'est moins bien. En trouvant ici et là des morceaux, sur des blogs ou des plateformes, on fait son petit marché musical, mais ça ne remplace pas l'achat physique du disque, l'ouverture du cd, l'écoute sur son canapé.. On ne se crée plus de souvenirs. L'Ipote banalise la musique, elle est devenue un instant de consommation, comme une gorgée de soda ou une lampée de vodka. Les vrais souvenirs musicaux aujourd'hui sont peut-être les bandes originales de films et surtout les concerts. Je pourrais toujours revenir uniquement aux CD mais voilà... la flemme... Il ne faut pas arrêter le progrès. Hadopi va peut-être nous permettre d'être moins consommateurs et plus sélectifs. Moins, c'est mieux.

16/08/2009

16/08/09 - 22:23

Love Hangover



Ayé, bien rentré. New York c'était super. Une ville bourrée d'énergie à tous les niveaux. J'ai fait le plein de rencontres, de shopping, de ballades, d'expos, de bouffe, de... bref, sur la fin, c'était limite l'overdose. De toute façon, tous mes sacs étaient bourrés à craquer, il fallait partir. On ne peut pas dire que ce soit une ville très belle, très romantique, et encore moins spirituelle. On peut pas tout avoir, il suffit de le savoir dès le début. Mais je me suis bien éclaté. Mes meilleures vacances depuis bien longtemps.

Le seul bémol de mon séjour : les musées. D'abord, parce que ça piaille tout le temps. Et fort ! Pire qu'au ciné. Sans compter que tous les visiteurs ont l'oreille pas très bien collée à des talkie-walkies qui font office de guide. Impossible d'admirer un Titien ou un Whistler dans la sérénité. Ensuite, soit c'est l'overdose de monde et de trucs à voir (le MoMa, roboratif à souhait, je préférais l'ancienne version - mais c'est super quand même), soit ça frise l'arnaque : le Guggenheim. Ok l'endroit est joli, mais une expo sur six étages sur Frank Lloyd Wright, l'architecte du lieu, franchement...

Ah autre bémol, les touristes français. Je crois que cet été, ils étaient soit à New York soit à Barcelone. Ce peuple est décidément embarrassant.

Le retour est un peu violent, comme tout bon décalcage horaire, mais je ne me plains point. Paris au mois d'août, c'est merveilleux.

A part ça, dans la série "Que sont-ils devenus ?"...



... Jeff Goldblum joue dans un spin-off de "Experts Criminels"... (Chris O'Donnell, ex Robin, joue dans un spin-off de "NCIS" mais on s'en fout)



Jamie Lee Curtis vend des yaourts...



... et Cindy Crawford, des meubles (à son nom en plus)...



... et Val Kilmer veut devenir le gouverneur du Nouveau-Mexique. En attendant, il fait la voix de Kitt dans la série remake de "K 2000"...



C'est ce qu'on appelle la gueule de bois des années 80.


PS : "The Hangover" (= "Very bad things", quel titre idiot) est à ch... Dans le genre "oh mon Dieu qu'est-ce qui s'est passé !", le moyen métrage "Les Inévitables" de Christophe Lemasne, qui racontait le lendemain d'une fête, était cent fois plus drôle. Oh, I'm grounchy back, yeah!