"... avant de toucher le fond, je descends à reculons..."
Les voisins qui dorment la fenêtre ouverte, les barbecues sur des terrasses de Montreuil, les piétons qui marchent au ralenti... pas de doute, voilà l'été.
Moi-même je me sens comme un gros chat terrassé par la flambée des températures. Je erre comme une âme en peine dans mon appartement ombragé, à la recherche de croquettes ou d'un coussin frais où je pourrais m'affaler comme une moule. Difficile dans une telle torpeur de travailler.
Alors je réserve des billets sur voyages-sncf.com, tourne les pages (mollement) d'une nouvelle de Doris Lessing et regarde "La Piscine" de Jacques Deray. Un film de 1969 avec Alain Delon et Romy Schneider, au summum de leur beauté.
Le couple, recréé à l'écran, passe son temps à folâtrer dans une maison tropézienne, à siroter du Johnny Walker en écoutant Michel Deville copier le Velvet. Arrive Maurice Ronet dans le rôle de Harry (un ami qui ne vous veut pas du bien) et sa fille Pénélope, jouée par Jane Birkin juste avant "69 année érotique" (elle a genre dix répliques et se ballade déjà avec un panier en osier en guise de sac à main). Carré amoureux placide. Mais la jalousie ne demande qu'à faire des vagues...
Je me souviens avoir vu ce film quand j'avais 10 ans et de m'être un peu fait chier. Mais 'tain, aujourd'hui, à la revoyure, c'est méchamment sensuel. Et puis, c'est tellement un film d'été, languissant, trop long, avec des personnages qui ne pensent qu'à faire la sieste, boire du café, faire des courses et manger du riz Uncle Ben's. Et à boire la tasse tchin-tchin au fond de la piscine avant que ça ne les assassine.
C'est un peu mon programme ces prochaines semaines. Si le soleil est toujours au rendez-vous of course.
Bon, les nageurs c'est souvent bien joli, mais ce carré-là me fait carrément peur. Les mecs, à un moment, faut arrêter les hormones, ok ?
22/06/08 - 23:11
A la façon dont ils portent leur maillot, je pense que la photo aurait été plus intéressante de dos.
Douce nuit.
bonjour