Runaway Boys
Dans un peu moins de vingt-quatre heures, ça fera pile poil un an que je suis 100% célibataire.
Certes, j'ai eu deux coups de coeur depuis, mais rien de constructif. C'est bien aussi. Je suis un garçon de transition, un passeur. J'ai aimé séduire et être séduit. Mais ça ne vaut qu'un temps.
Je connais des gens qui enchaînent, qui ne peuvent pas être seuls. Moi je sais pas faire. Les belles histoires sont rares. Mon coeur ne bat pas sur commande. L'important, c'est de ne pas vivre des instants médiocres. Je crois que j'ai eu de la chance. Ces douze derniers mois, je n'ai pas eu envie de chanter "Les Hommes qui passent maman". Mais j'ai fredonné "As-tu déjà aimé pour la beauté du geste ?" et "les matins de Paris me chuchotent en secret, tendre mélodie, je ne t'oublierai jamais".
Si j'ai envie de déménager, c'est certainement pour fuir mon appartement actuel, théâtre de ruptures, de mauvais moments, de nuits blanches, et de pensées noires. Le manque de sommeil, c'est une chose, le manque d'amour, une autre. A quoi sert de fuir ? A mon âge, on ne se refait pas. Mais on se réinvente. Un coup de peinture, un meuble en moins, un tableau en plus et hop, tout prend une autre allure. Il suffit de changer de point de vue. C'est simple.
Sinon, je suis un Roi qui ne demande qu'à être renversé.
J'dis ça, j'dis rien.
20/01/08 - 04:51
Bonsoir, je suis lecteur americain de votre journal et je ne comprends pas toujours pourquoi vous avez toujours le geste lent et les mots irritants.
Je n'aime plus vous lire dernierement et encore moins vous ecoutez
Andy (visiteur)