30/09/2008

30/09/08 - 22:29

Cette Fille N'est Pas Pour Toi



J'ai essayé de regarder "Sagan" sur France 2. Eh ben, autant lire les livres, les bios, car là cette biographie télévisée (c'est quand même un plus joli terme que "biopic") est vraiment au ras des pâquerettes niveau réal, jeu (contrairement à tout le monde, je trouve là le jeu de Testud -que j'adore- absolument horripilant), scénar... Je suis déçu. En revanche, Jeanne Balibar dans le rôle de Peggy Roche est absolument fabuleuse.



Ça, ce sont mes cartons qui serviront pour le déménagement.
Ou pour l'emménagement sur le canal saint martin, vu que l'économie est quand même super mal barrée. "Aaahhh, the Chelsea Paper, it used to keep me so warm..." (de quelle série est tirée cette réplique, hmm ?)

Z'avez vu, il y a des dinosaures sur les cartons. A ce sujet, I Heart Sarah Palin ! Et Tina Fey, son imitatrice numéro 1, dont j'ai découvert le show "30 Rock" : l'histoire d'une auteure de sketchs désespérée d'un show, qui subit son nouveau boss (joué par Alec Baldwin - génial) et les délires de ses acteurs. Très, très prometteur.



A vrai dire, la vraie interview Sarah Palin / Katie Couric est encore plus drôle tout en foutant vraiment la trouille (la journaliste bat vraiment des cils de façon hystérique - quant à Sarah, on sent que la balle ricoche toujours). Mc Cain est tout aussi flippant, on dirait un petit garçon qui a vieilli d'un coup. Un peu comme Alain Minc.

Demain rendez-vous avec une boîte de prod pour un projet terroir rigolo. Et jeudi youhou, journée spéciale savon et théâtre (et bulles, parce que qui dit savon dit bulles). C'est chouette la vie.


28/09/2008

28/09/08 - 19:46

Die Young Stay Pretty



Ce week-end, j'ai vu deux drames adolescents (c'est quand même plus poétique que "teen drama").
Le second fut "A ma soeur !" de Catherine Breillat. Une histoire de soeurs ados qui se passe un été en Charente-Maritime, quelque part du côté de Royan. L'une est belle, sexy, l'autre est taciturne et grosse (j'adore le titre anglais "Fat Girl"). L'histoire d'un dépucelage lent et douloureux, de relations familiales juste épouvantables, jusqu'à un final tragique, inattendu, provocateur. C'est tout simplement génial. Les vingt dernières minutes sont très tendues (ah les scènes de voiture sur l'autoroute... flippant !), j'étais terrifié sur mon fauteuil, je me cachais les yeux et je les entrouvrais comme les enfants. Je ne connais pas bien l'oeuvre de Breillat, mais j'ai très envie de voir le vrai-faux du making of de ce film, "Sex is comedy". J'arrive pas à le trouver, ouin.



Le premier fut "La Belle Personne" de Christophe Honoré que j'avais raté sur Arte (comme "New Wave" d'ailleurs..). La bande-annonce n'était pas très engageante, contrairement à celles de "Dans Paris" et "Les Chansons d'Amour". Et puis, c'est vrai que La Princesse de Clèves ne me rappelait que des souvenirs de première pénibles. Mais bon, Christophe Honoré, Gilles Taurand, Louis Garrel, Grégoire Leprince-Ringuet, et tous ces acteurs-trices, ça ne pouvait pas se refuser. Le film prend son temps, on passe doucement du marivaudage au drame et puis il y a l'histoire de la lettre, et là pfiiuuuuu... c'est enivrant ! Comme dans les deux précédents films, on se ballade dans Paris (ici le superbe quartier Passy - La Muette, je veux y vivre, dommage qu'il soit loin de tout), ça se passe en hiver, et il y a une petite mélodie des années 80 : après "Cambodia", "Amoureux Solitaires", on retrouve une très fameuse ritournelle italienne amenée de façon super drôle. J'en dis pas plus pour ne pas gâcher la surprise !

J'ai aimé le côté complètement intemporel de l'histoire, on ne voit à aucun moment des objets modernes, ça aurait pu être filmé dans les années 60. Les acteurs sont tous bien ! Le générique est impressionnant : énormément des fils et des filles de ! Mais comme il s'agit de dépeindre la jeunesse du 16ème arrondissement, des princes des villes (mon Dieu je cite Michel Berger, ça va pas moi), ça tombe sous le sens. Ils font rêver avec leurs belles mèches, leurs beaux vêtements, leur aisance, leurs grandes histoires d'amour tragiques... Et Louis Garrel, contrairement à ce que j'ai pu lire ici et là, est parfaitement crédible en prof d'italien dévasté par l'amour. C'est moins immédiat, moins accessible que "Les Chansons d'Amour" mais c'est mieux : un grand film mystérieux et romanesque !


27/09/2008

27/09/08 - 12:36

More, More, More



"Alors ça ma chérie, c'est le godemiché à deux branches, c'est un classique... On l'appelle aussi le "rabbit", le lapin parce qu'il a deux oreilles, deux moteurs et plusieurs vitesses..."

A yé, j'ai enfin vu "Hard" la sitcom de Canal sur une veuve bourgeoise qui hérite de la société de production de son mari, société spécialisée dans les films pornos de tous genres. C'est vraiment une comédie de situation avec un point de départ assez artificiel mais rigolo. C'est léger, le point de vue est sympa et sincère. Bon, on peut trouver les scénarios un peu faibles, pas vraiment structurés, sans vraies histoires (comme dans "Ab Fab" d'ailleurs) mais ce n'est pas grave : c'est super bien dialogué et super bien joué. Michèle Moretti, Natacha Lindinger, sa copine avocate revêche, Roy Lapoutre, le producteur délégué, l'ado autiste... ils sont tous bien. Un petit régal !



"Ça, c'est pour deux filles... Enfin, normalement..."

Ce que j'aime surtout, c'est le côté petite entreprise de Soph'X (le nom de la boîte). Les acteurs discutent autour d'un café quand ils sont en pause, on y parle des conditions de travail ("c'est quoi ça ? je commence par une double ? non mais je suis désolée, j'ai déjà fait une anale hier. j'suis déchirée !"), des revendications sociales ("je sais ce que vous faites aux poules !") et de création ("il n'y a pas des auteurs qui ont un peu plus d'ambition ?"). La vie quoi.

C'est vraiment marrant mais je suis un chouia frustré. Cela dit, je n'ai vu que trois épisodes sur six. J'espère que le projet d'Arte sur le porno verra le jour et traitera le sujet un peu plus, ahem, en profondeur...



A propos de porno, j'ai trouvé sur le site de Diese, un extrait mp3 de "Maîtresses Très Particulières". C'est très cru, très drôle et aussi complètement macho et dégradant comme tout film porno (mais attendez la fin, la femme se venge). Les dialogues, c'est du Audiard. Et la voix du mec, oui oui, c'est bien David Vincent, et aussi J.R. Ewing... Tout le monde doit payer ses impôts.

Dans un registre plus soft, une grande chanson, un classique de ce blog : Francine Lainé "Moi, Sensuelle". Attention, cette chanson a des pouvoirs magiques : quand on l'écoute, on est sûr de choper.

Bon samedi soir à toutes et à tous !

23/09/2008

23/09/08 - 20:26

She Works Hard For The Money



Mon boulot est dingue. Je me retrouve à googler Jessica Darty... c'est juste n'importe quoi.
Mais j'adore cette photo. On dirait du Stephen King drôle. "Un Marc qui ne fait que travailler et qui ne sait pas s'amuser devient un type inintéressant". Ne touchez pas la hâche, je l'ai vue en preum's.

"Inspiration makes in mysterious ways..."
"And I can see Russia from my house !"

Demain, c'est Honoré ou rien. J'ai eu "La Princesse de Clèves" à l'oral de Français. Sujet : "l'importance du regard dans l'oeuvre de Mame de Lafayette". J'ai eu 10/20. Il n'est jamais trop tard pour se rattraper.

Chanson spéciale Professeur Mayhem

Ivan "Fotonovela"
(Extended Version)


22/09/2008

22/09/08 - 22:47

Teenager In Love



En ce moment, je travaille sur un projet de feuilleton avec plein d'adolescents. Vu que j'ai quitté le lycée depuis un bail, c'est pas forcément évident de raconter les déboires d'aujourd'hui d'un boutonneux mal fagoté ou d'une princesse de cantine. Comment faire pour être juste ? Comment ne pas tomber dans un jeunisme totalement ringard ? Il faut parler de soi, des autres, observer ses contemporains, ne pas en faire trop. Et surtout se documenter pour se remettre dans la peau d'un ado. Entre deux fiches personnages, je me fais des marathons de série : "Skins" sorte de "Trainspotting" pour ados, "Gossip Girl" (j'aime pas mais c'est instructif) et surtout "Angela, 15 ans" la meilleure série d'ado EVER, et la plus grande des années 90 (après "Twin Peaks", cela va de soi).

Cette série n'a pas pris une ride tout en offrant une cartographie impeccable de l'Amérique des années Clinton (Bill, mais aussi Hillary). C'est super bien réalisé, bien joué (même dans le surjeu, tel le personnage de Rayanne), intelligent, drôle, attendrissant... Difficile de comprendre pourquoi ça n'a pas marché. Mais les meilleures séries sont les plus courtes.

Angela, une fille ordinaire, change de cap à 15 ans. Elle laisse tomber ses amis boulets pour la compagnie d'une gamine alcoolique et d'un gay rimmelisé. Elle sort des phrases définitives du style "Le lycée est un champ de bataille pour le coeur" ou "Je n'arrive pas à me résoudre à manger un repas équilibré devant ma mère" ou encore "Mes parents me demandent toujours comment s'est passé l'école. C'est comme demander "comment s'est passée cette fusillade ?" On s'en fout comment ça s'est passé, on est juste content d'en être sorti vivant".

Evidemment, elle est folle amoureuse d'un rebelle. Jordan Catalano, joué par Jared Leto. Un beau mec à mèche qui se penche merveilleusement bien, soupire, regarde dans le vide, ferme les yeux souvent (en fait, il a un problème de verres de contact). Elle flashe comme une folle, il ne la voit pas. Et puis elle se rend à une soirée. Problème, elle vient de se gameller dans une flaque de boue. Elle rentre dans la maison de l'hôte, s'asseoit sur le canapé, dégoûtée de la vie. Elle remarque alors qu'IL est là, assis dans le fauteuil en face, il regarde sur MTV une vidéo des Pretenders (à l'époque, cette chaîne passait encore des clips). Gasp. Angela est dans tous ses états.



Jordan : "This doesn't seem like a Friday..."
Angela : "It's Thursday"
Jordan : "Oh. Are you sure ?"
Angela : "Yesterday was Wednesday"
Jordan : "Oh"
Angela : "... that's how I know... (rire)"
Jordan : "..."








20/09/2008

20/09/08 - 00:22

Never Too Late



Un peu déçu par l'expo du Jeu de Paume consacrée à Richard Avedon (enfin vue !), j'ai décidé de faire ma propre expo entièrement axée sur ses portraits, na !
Sauriez-vous tous les reconnaître ?







17/09/2008

17/09/08 - 22:24

I'm Only Happy When It Rains




"Parlez-moi de la pluie". Ouais, quand il fait beau comme il a fait aujourd'hui, c'est pas évident.

Très curieux film que le dernier Agnès Jaoui : on dirait du Téchiné drôle. Mais sans les belles images. C'est un film complètement dépressif, assez ennuyeux mais (encore plus que "Comme une image") mais pas inintéressant, avec des personnages en demi-teintes, sans fards, livides. Tout tourne autour de la famille, ça se passe dans le sud (Entre Avignon et Tarascon), la mère est morte, on regarde les photos de famille, les couples se défont... Pas d'éphèbes homo mais quelques bons mots et une scène vraiment marrante de pétard. En fait, on croit que Jaoui est une auteure drôle, mais pas du tout, elle aime parler de choses graves avec un peu de légéreté. Elle a l'air légère comme ça, mais elle est à fleur de peau. On aime ou on n'aime pas, mais elle a le mérite d'être sincère. De toute façon, je préfère ses pièces, pardon leurs pièces. "Cuisine et dépendances" c'est pas rien quand même.



C'est moi ou Juliette Binoche ressemble à s'y méprendre à Hillary Swank ?

Note à moi-même : acheter les places pour Lemercier et réserver mon accrédit' pour "Scénaristes en Série". Aix-les-Bains, baby !
(putain, c'est où ce bled ???)


15/09/2008

15/09/08 - 20:59

American Woman



C'est Saturday Night Live, évidemment. Grand moment !

11/09/2008

11/09/08 - 23:42

"... how can I resist you ?..."



"Oh mon Dieu, je produis des films pornos"

Ça y est, j'ai bouclé le dossier CNC. 'tain il est beau, il en jette ! Pas peu fier, le Marco ! Evidemment, y a deux trois coquilles, une ou deux expressions répétitives. Par exemple, les personnages passent leur temps à abattre des montagnes. Bon, c'est vrai que c'est con comme expression. Quand on abat une montagne, j'veux dire, on doit être pas mécontent, on a envie de se reposer quelques temps sur ses lauriers, parce que c'est pas rien quoi ! et puis c'est crevant d'abattre une montagne, alors s'en enfiler une autre juste après, non là franchement c'est pas crédible.

Tant pis pour les petites erreurs, impossibles à rattraper vu que tout a été déjà imprimé en couleurs sur du joli papier glacé. La musique est bien, les textes OK, les photos sont bien. Le concept est là. On va voir ce que ça va donner, si ça va plaire. Rendez-vous dans un mois pour le premier verdict !



Je suis claqué. Depuis 24 heures, j'ai l'impression d'être un zombie. J'ai piqué du nez au théâtre, j'ai dû me violenter pour me lever ce matin, et là j'ai regardé trois vieux épisodes de "Melrose Place" l'air hagard. Je crois que c'est "Mamma Mia !" vu hier après-midi qui m'a exténué. Le film n'a pas grand intérêt, les producteurs n'ont pas réussi la transposition de la comédie musicale au cinéma. L'histoire semble encore plus tarte et faiblarde. On n'attend que les chansons d'Abba (un comble, quand on y pense) mais les acteurs, Meryl Streep en premier, se croient sur scène et sans micro. Alors, ils hurlent leurs chansons. A côté, "Les 10 Commandements" c'est du Keren Ann.

C'est mal réalisé, poussif et pourtant ça marche à peu près car tout se joue sur la nostalgie. Chacun aimera des passages particuliers, parce qu'ils sont rattachés à des chansons particulières qui leur rappellent des souvenirs précis. J'ai bien aimé le passage de "S.O.S." et "The Winner Takes It All", pourtant surjoué par Meryl. Et puis, Christine Baranski assure.

Ce qui faisait surtout plaisir, c'était de voir dans la salle du MK2 Quai de Loire une bande de gamines de 14 ans qui chantaient et battaient des mains en gueulant "You can dance, you can jiiiiiiiiiiive". J'ai vu aussi une maman amener trois garçons de douze ans, visiblement enchantés. C'est bon, la relève est assurée...

Message personnel : je ne sais pas combien de temps ça prendra, tu peux résister si ça te chante, mais je te veux et je t'aurais.
Mise à jour : en fait je m'en fous.



10/09/2008

10/09/08 - 00:00

Whatever



Pourquoi la vie n'est-elle pas aussi simple qu'un épisode de "Melrose Place" ?

Un propriétaire vous emmerde sur votre préavis ? Dans "MP", Matt répondrait "vu que cette folle de Kimberly a fait sauter l'immeuble la semaine dernière, je ne vois pas pourquoi je paierai ce mois-ci !"

Un mec fait la fine bouche quand vous voulez l'embrasser ? Sydney, elle, organiserait un chantage pour l'épouser "You're gonna love me, whether you like it or not".

Un patron vous vire soudainement ? Amanda, avec sa jupe vermillon ras le bonbon, promettrait un procès en bonne et dûe forme "You bastard, nobody treats me like this, you are oh so dead".


Mais moi, je reste poli, je souris. "Pas de problème Monsieur T. je m'occupe des visites !", "Pas de problème, couverture de Pref, on reste amis !", "Pas de problème Pierre-Jean, j'ai adoré travailler avec toi".




Je suis quelque peu las. Certes, il y a plus grave dans la vie (comme assister à un concert de Christophe Maé par exemple). Mais j'avoue qu'aujourd'hui, j'ai eu envie de me transformer en Full Metal Betsy : un peu d'argenterie, beaucoup de lobotomie. Là, mon ipod passe "D.I.S.C.O." par Ottawan... Il est temps d'achever cette journée de grand n'importe quoi.


05/09/2008

05/09/08 - 08:53

Smooth Criminal



A yééééé !!! C'est fait !!!!!
Non, ceci n'est pas le cri du coeur d'un charmant bambin qui se relèverait fièrement de son pot Winnie L'Ourson parce qu'il a démoulé.
Quoi que. J'en ai ch.... ! Pourquoi donc ? Pour trouver mon appart, pardi ! Y en a deux qui suivent.

Ça faisait dix mois que je galérais comme un ouf, je suis passé par toutes les phases d'excitation, de découragement, j'ai gonflé tout mon entourage en évoquant le sujet.. Mais maintenant ça y est, j'ai trouvé mon nouvel appart. J'ai signé hier le bail et plein de chèques. J'aurais les clés le 20 octobre d'un chouette deux pièces avec joli parquet, poutres apparentes, de la lumière, du couloir... Ensuite, dans les détails, je ne sais plus, j'étais gentiment ébloui par le lieu mais j'ai remis le dossier à l'agent sans vouloir y croire. Il est vrai que j'ai été tellement déçu par le passé. On était cinq sur le coup. Une chance sur cinq, me suis-je dit en souriant ("une chance sur cinq" c'était le titre - mauvais - de ma première option en télé). Le lendemain matin, dring dring, il me rappelait pour me demander si j'étais toujours intéressé par l'appartement car mon dossier avait été retenu. A few my nephew, I am interested !

Ah oui, détail qui a son importance, cet appartement se trouve dans le quartier que je voulais : Ré-pu-blique ! Très exactement, Boulevard du Temple.
Enfin, moi je préfère dire Boulevard Du Crime, puisque tel était son surnom au XIXème siècle à cause de ses nombreux théâtres où se jouaient des mélodrames criminels et puis aussi, parce qu'il y avait plein de larcins dans ce lieu de mauvaises vies. Et puis Haussmann a tout rasé à l'exception du Dejazet je crois (et sans doute le cirque d'Hiver aussi) et a fait construire la place de la République avec sa garde républicaine pour remettre un peu de l'ordre, parce que hein, les théâtreux, faut les calmer !! Du coup, mon immeuble (situé du côté 11ème dans le renfoncement) a été construit sur les ruines d'un théâtre, j'ignore encore lequel. En tous cas, pour un scénariste, toujours un peu tenté par l'écriture de pièces, ça ne pouvait pas tomber mieux. J'ai bien compris le message, les gars.



D'ici là, va falloir réviser ses classiques. "Les Enfants du Paradis" en VHS est au menu de ce week-end un peu spécial, placé sous le signe du déménagement. C'est toujours un peu stressant les changements de vie, de lieu de vie...
"Just gonna have to be a different man, time may change me but I can't trace time "



01/09/2008

01/09/08 - 23:43

Love Will Find A Way



Ça, c'est la première image de "Swingtown". Une série de 2008 sur la vie, l'amour, la famille dans une banlieue de Chicago en 1976. Evidemment, ça ne parle que de cul puisqu'on est dans la "parenthèse enchantée", la décennie entre le début de la libération sexuelle et l'arrivée du sida.



Cette série d'été (seulement treize épisodes a priori) est savoureuse de bout en bout. C'est l'histoire de trois couples de trentenaires, mariés, certains avec enfants. Le premier, Susan et Bruce Miller, s'installent dans une nouvelle maison. Ils s'aiment toujours autant mais vont être initiés à plein de plaisirs nouveaux grâce à leurs nouveaux voisins, Trina et Tom Decker, adeptes du couple libre et des "key parties" (comme dans "The Ice Storm"). Le troisième couple, les anciens voisins de Susan & Bruce, est entre deux eaux : Roger est secrètement amoureux de Susan tandis que Janet (référence directe au "Rocky horror picture show") est une mère au foyer désespérée et très coincée. Mais "Swingtown" n'est pas qu'une série sur l'échangisme, la libération des sexes et des sens. Car tandis que les adultes se comportent comme des enfants, les enfants se comportent comme des adultes. Ils affrontent les dégâts de la drogue, des premiers émois... Ils sont le versant sombre de ces années-là, comme s'ils ressentaient le poids futur de la tragédie des années 80.

C'est drôle, légèrement pervers, souvent jubilatoire, avec une b.o. disco impeccable. On passe du très bon temps. Et puis d'un coup, un sourire s'estompe, la caméra se met à reculer, les regards se fixent, une douce mélancolie envahit les personnages. Trina ne rêve-t-elle pas de retrouver les papillons du début de son mariage ? Roger n'est-il pas passé à côté de la femme qu'il aime réellement ? Susan a-t-elle peur de perdre Bruce ? Pas si léger que ça finalement...



Moi aussi je veux un Quaalude !!
J'y ai droit, j'y ai droit. Sept heures de réunion aujourd'hui ! SEPT !
Tout ça pour quoi en fin de compte ? "Ah mais il me reste plus que l'intitulé de l'intrigue A là...", "y a pas 8 séquences dans la B mais deux", "et pour la C qui n'existe pas, j'invente ?" Je sens que ça va être du grand art cette semaine...

Plein de bonnes vibes pour E&S pour leur maison, plein ! Et demain, ptet que moi aussi, j'en aurais. A tous les niveaux. Mwahaha.