31/05/2008Sister Morphine
Ce soir, je ne dors pas... Non, ce n'est pas la toute toute première fois.
Ce soir, j'ai appris que la série sur laquelle je travaillais s'arrêtait. Voilà, d'un simple coup de fil, le diffuseur a dit "stop". Une alinéa du contrat prévoyait une porte de sortie avant minuit. Hop hop, on aime beaucoup ce que vous avez fait, mais on préfère arrêter.
Pourquoi ? Pour l'audience bien sûr mais pas que.
Oh et puis à quoi ça sert de savoir pourquoi. Quand ça veut pas, ça veut pas.
Je ne vais pas jouer le plan du mec éconduit qui veut à tout prix savoir pourquoi on le jette comme une merde avec un visage impassible. Quand on se fait téj' un vendredi soir, après avoir fait miroiter de bien belles choses, on sait qu'on a en face de soi des gens pas forcément clean. Mais une rupture peut-elle être propre ?
L'aventure a duré neuf mois et demi. Avec de bien belles rencontres. Des scénaristes que je croiserai, j'en suis certain, à nouveau. Des acteurs touchants et fragiles. Des épisodes parfois décevants, parfois surprenants. Mais aussi un management on va dire "perfectible". Je suis poli, c'est la moindre des choses.
Notre série ne restera pas dans les mémoires. Elle aurait pu marcher si toutes les synergies avaient été mises en place, si tout le monde y avait cru. Bientôt, très bientôt, de tout ce travail il ne restera plus que des chiffres en bas d'un feuillet bleu. C'est la vie mon ami. Oh well, whatever. Tomorrow is another day.
28/05/2008Ton Meilleur Ami
C'est trop la classe.
Ou trop la loose : je suis persuadé que Françoise Hardy n'existe pas. Ce rire n'est pas humain.
27/05/2008Con, C'est Con, Ces Conséquences
Ce soir, "Les Chansons d'Amour" passe pour la première fois sur Canal Plus.
Mais je ne regarde pas le film.
I said "no, no, no"
Non, en revanche, je l'écoute.*
Je tourne le dos à ma télé allumée pour faire face à mon écran d'ordinateur. Ce soir, je travaille. Hum.
Je me demande quel bruit, quel mot, quel silence, quel air va me faire me retourner. Je vais tacher de résister. My name is not Orphée.
* oui je sais, tous les moyens sont bons pour replonger dans le Saint-Honoré. Just shoot me. "... I'm looking at the big sky..."
Sidney Pollack 1934 - 2008 26/05/2008Last Christmas
Chargé. Voilà, c'est le mot qui résume bien mon week-end. Tout comme le film de Desplechin "Un conte de Noël". Parce que question histoire(s), décors, personnages, psychologie, références, objets wahlala, y a du monde ! Il faudrait revoir le film pour décrypter ces deux heures vingt de névroses familiales, de comédie méchante, de jeux et de joutes verbales. Avec une distribution éclatante, comme on dit dans "Studio Magazine". Melvil Poupaud terriblement miam miam, Chiara Mastroianni (qui a la plus belle scène du film, érotique à souhait), Anne Consigny à la fois émouvante et vraiment flippante, Emmanuelle Devos géniale en cowboy juive, Mathieu Amalric fidèle à lui-même...
C'est du Desplechin, mais c'est pas Desplechiant. Enfin, si, c'est très pensé, très écrit, très intellectuel. Mais ça remue. Je crois quand même que je préfère "Rois et Reine", plus simple, plus noir, plus accessible quelque part.
Mais dans "Un Conte de Noël", Catherine Deneuve a un rôle majeur. Et putain, elle est vraiment souveraine. Froide, un peu méprisante (pour sa bru, jouée par sa fille), souvent ironique, complètement flippée par sa maladie et pourtant joueuse jusqu'au bout. Peut-être son plus beau personnage depuis "Généalogies d'un crime".
Un peu plus tôt dans le week-end, c'était mariage à Montmartre. Un couple franco-japonais. On a bouffé des sushis arrosés de Saint-Estèphe. Le fraisier était moins bon que celui de Soupe de Petit Thomas. J'ai dansé sur la version longue rarissime de "Some Girls" (8 minutes trente au compteur) et vu un amiral sexagénaire de pénichette se déhancher torse poil en tenant des propos salaces. Y avait plein à bouffer et en même temps, rien à bouffer. On a joué au jeu des sosies. J'ai donc passé la soirée avec Wim Wenders, Adrian Brody, Natacha Régnier, Marina Hands, Nolwenn Leroy, Seymour Cassel et Nicole Kidman. Apparemment, moi j'étais Ben Stiller. Grr.
(Je n'ai pris qu'une photo du mariage, celle du brie de 5 kilos. Je crois que je suis bon pour l'hospitalisation)
Le lendemain, c'était barbecue à Malakoff. Un peu rude. Mais ça se passait dans une charmante bicoque qui fut le pied à terre de Marcel Cerdan lorsqu'il venait s'entraîner. Et il paraît qu'Edith Piaf y a dormi. "Ça c'est Pawis".
C'est très sympa Malakoff. C'est juste loin de mon vingtième.
(photo prise aux abords de la station Malakoff - Etienne Dolet)
23/05/2008Divine
Aujourd'hui, le film "Les Chansons d'Amour" a un an.
Je n'allais pas rater cet anniversaire. Je vais peut-être me mater le film une neuvième fois pour célébrer l'occasion. Quoi moi, obsédé ? Noooooon, vous croyez ? Quand on aime, on ne compte pas. Et surtout, on ne se justifie pas.
Hier journée marathon (hu hu). J'ai un peu écrit des histoires de vieilles. J'ai visionné un épisode de série en cours de montage. J'ai eu un "lunch date". Je me suis fait masser par une grande black en kimono. J'ai pris des verres avec des scénaristes dans un bar très "the place to be". Y avait même Elise Mattéi.
Et dans l'après-midi, j'ai fait un truc que je n'aurais jamais pensé faire il y a encore deux mois : je suis entré dans un Starbucks. Je me suis toujours interdit d'aller dans ces "cafés" américains à Paris. J'ai jamais compris la fascination pour ce MacDo du latte (franchement, ils sont dégueus leurs cafés, trop brûlants, trop allongés), ces suppôts de Satan qui s'installent à tous les coins de rue, ces espaces aseptisés américanisés sans licence IV, avec leurs tables toute pourrites et l'où on attend des lustres debout. Rien ne vaut un bon petit bar-tabac bien franchouillard, merde quoi. Rendez-moi mes serveurs péquenauds, mes alcooliques au comptoir, et mes parts de tarte aux abricots. Cela dit, j'ai failli craquer sur un coffee cake des plus appétissants.
Je suis entré dans deux Starbucks avant de rebrousser chemin : leur connexion wi-fi ne marchait pas. Pfff. Vraiment aucun intérêt ! Tout ça pour me retrouver dans un Quick à siroter un jus de pomme... Je faisais moins mon malin.
Larmes : je ne pourrais pas regarder demain soir "L'Eurovision" pour cause de mariage. Je suis sûr que Sébastien Tellier va gagner, j'adore sa chanson. Il paraît qu'il veut se foutre à poil. J'espère que Gaultier va se lâcher aux commentaires avec Julien Lepers. Ça peut être du beau, du grand n'importe quoi.
21/05/2008Let The Music Play
Petits rappels musicaux
20/05/2008"... comme dans une musicale comédie de Vincent Minelli..."
Dans trois jours, cela fera un an pile poil que "Les Chansons D'Amour", le film de Christophe Honoré, sera sorti en salles.
Ce soir, j'ai regardé "Une femme est une femme" après avoir lu un post de Dr PheelGood qui avait fait un judicieux rapprochement entre ce troisième film de Godard et mon coup de foudre cinématographique de 2007.
Ce n'est pas un rapprochement, c'est une copie ! Enfin, disons qu'il y a beaucoup d'éléments similaires, à commencer par le générique tout en noms propres, sans prénoms. Tout se passe à Strasbourg Saint Denis. L'héroïne, Angela, porte un petit manteau blanc et salue les commerçants du quartier en marchant tout comme Ludivine Sagnier.
Anna Karina chante. Du Michel Legrand. Godard + Demy = Alex Beaupain ?
Dans son studio qu'elle partage avec Jean-Claude Brialy, studio qui ressemble comme deux gouttes d'eau à celui de Julie & Ismaël, il y a des roses jaunes (chez Honoré, ce sont des tulipes jaunes). "Je n'aime que toi" revient régulièrement dans ce triangle amoureux (un homme + un homme + une femme). Et elle veut un enfant. Bon chez Honoré, l'héroïne meurt au bout de vingt minutes et on passe à autre chose. Un homme est un homme.
Autre chose : j'étais persuadé que la scène du lit avec les bouquins venait d'un épisode d'Antoine Doinel.
J'ai de plus en plus envie de dialoguer. Car c'est bien beau d'inventer des histoires, c'est encore mieux de donner à manger à des comédiens.
"Quand tu es gaie, je suis gai"
"C'est quoi cet air ?"
"C'est un air de rien, un air de famille" 19/05/2008Nightswimming
Aujourd'hui, le travail c'était ubuesque. Entre un auteur qui part en courant en pleine réunion et un autre qui réclame des délais abracadabrantesques, j'ai tout simplement rien compris. Whatever!
Vu hier soir "Naissance des gouines" euh "des pieuvres".
Un film d'ambiance sur l'adolescence, vu du point de vue d'une fille qui, à mon avis, se retrouve dans les trois personnages féminins. Ça parle (enfin parle.. ça montre plutôt) de ce "sentiment de solitude et d'isoooooolement" qu'on a tous éprouvé entre 10 et 17 ans, surtout quand on est heu différent. Ça se passe du côté de Cergy je crois (je ne sais pas, j'ai toujours vécu intra muros), en plein été. D'habitude, j'aime pas trop les films qui se passent dans des piscines (un peu comme "L'Homme que j'aime"), c'est quand même super moche comme décor. Et puis on a froid pour les comédiens. Mais là, c'était plutôt bien, surtout le ballet sous-marin.
Ce "petit film" m'a rappelé le meilleur d'Arte des années 90, les années Pierre Chevallier. De la bonne télé, sans trop de dialogues, et quelques images superbes.
Je crois qu'en France, moins on a d'argent, meilleures sont les productions télé. Hum... pas dans la merde..
18/05/2008Le Soleil Est Près De Moi
Mon premier appareil photo fut un magnifique polaroïd. Aujourd'hui, ces appareils simplissimes d'utilisation et qui provoquent toujours un suspense artistique, sont en danger. Il faut sauver les polaroïds !
Signez la pétition
Dimanche matin à Ménilmontant. Il fait beau, doux mais impossible de sortir : je ne suis qu'une moule qui écoute des inédits musicaux de Serge Gainsbourg. Il va falloir que je rampe jusqu'à la popingay.
La soirée d'hier "cinq soeurs" était très réussie : des bulles, de la bonne humeur, des comédiens très mâles, des dialoguistes énamourées, le tout sur des airs d'aujourd'hui et d'autrefois. Pas vu le temps passé ! Désolé Théo, mais je me suis dit qu'il était un peu cavalier de me pointer rue Saint Martin à trois heures et demi du matin. Pardon, pardon.
Bon, tout va pour le mieux. C'est un joli mois de mai, parsemé de belles rencontres, de séances d'écriture passionnantes. Tout semble facile. Il ne manque plus qu'un valet de coeur à décrocher et la joie de vivre sera parfaite. Qui sait, qui sait, qui sait.
17/05/2008"... when you're gonna live your life right ?..."
Il fait beau, il pleut, les fleurs éclatent, les visages rougissent, les lunettes se fument, on ne sait plus comment s'habiller... Pas d'erreur, le printemps est là, arrogant, imprévisible, tendre et câlin. Amour, amour... A qui le tour ? C'est le printemps mais je ne rêve que d'un conte de Noël. Le nouveau Desplechin sera-t-il mon "Chansons d'amour" 2008 ? Vivement mercredi.
J'ai découvert les joies de l'osthéopathie. Très troublant de se faire cajoler comme un nouveau-né. Ah, les charmes de l'hétérosexualité...
Ce soir, il faut que je me surveille sinon je vais finir en prison. Gloups.
16/05/2008Beat it !
Quoi, un post sur "La nouvelle star" ? C'est clair, j'ai vraiment pas envie de bosser.
En même temps, Ycare, il me fait trop grrr !!! Non mais c'est quoi ce délire, il est encore là le Jean Guidoni du pauvre ? Alors que Thomas "pédé-magnet" s'est fait téj' (en même temps, je lui en veux de m'avoir fait aimer M) et même la petite blonde au visage étoilé et au talon haut cassé a pris la porte de sortie.
Ycare, franchement, c'est le Cindy Sander mâle. Sauf qu'il est vraiment pas drôle, lui. Qu'est-ce qu'il a le melon ("je suis très content de moi") ! Qu'est-ce qu'il se prend au sérieux ("j'ai essayé de proposer quelque chose de différent") ! Et surtout qu'est-ce qu'il est mauvais ! Pour preuve, le massacre de "Relax take it easy" de Mika d'hier soir. Tout est faux chez ce garçon : ces postures théâtrales, son positionnement artiste maudit et surtout sa voix. Dehors !
Sur fessesbook, j'ai fait un test "nouvelle star" et je suis Benjamin. Pfff. J'ai un peu de mal à comprendre l'engouement autour de ce garçon, bien que nettement plus sympathique (il parait qu'il est un peu autiste) : hier, en zappant, je suis tombé sur sa reprise de Sinatra mais il a fallu attendre la fin de la chanson pour comprendre qu'il chantait "Fly me to the moon". Les "ouinouinouin" ça va cinq minutes. Et sa version de "Hallelujah" euh comment dire, c'était juste chiant.
Moi je veux être Amandine. 15/05/2008"... à la Catherine Deneuve..."
(images tirées de "La Chamade")
01/05/2008Stop ou Encore
Bon alors, c'est chaud chaud pour l'un de mes programmes télévisés... C'est vrai que la ménagère se fait fortement désirer. Y a que ça qui les intéresse, les décideurs, la ménagère. C'est un peu la panique dans les hautes sphères. Du coup, je suis en chômage technique. Sympa comme cadeau d'anniversaire ! C'est temporaire qu'ils disent. Mais le temporaire installé dans la précipitation, c'est jamais très bon signe. "We need a break", "Laissons-nous du temps", "Je te rappelle dès que ça va mieux".
J'ai des plans B, voire C, mais c'est encore un peu flou. Du coup, je vais peut-être profiter de ce repos forcé pour me documenter, faire des recherches, écrire autre chose. Les projets de déménagement vont en revanche prendre du plomb dans l'aile. Oh well, whatever. C'est que de la télé.
Et puis je vais rattraper mon retard en matière de livres, de films et de séries télé. Je suis complètement accro à "Damages" et je vais (enfin) me lancer dans "Rome".
Sinon, j'ai commencé pas trop mal la journée en écoutant ça :
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