An Pierlé est belle. Elle est charmante, charmeuse, belge. Elle est née en 1974 à Deurne, près d'Anvers. Son vrai patronyme, c'est An Miel Mia Pierlé.
La première fois que je l'ai entendue, c'était pour sa reprise de "Il est cinq heures, Paris s'éveille". Je l'avais passée lors d'une des toutes premières Mind The Gap durant un set "Cover Me" uniquement composé de reprises. Ma première dauph', on va l'appeler Aurélien on préfère, m'avait alors "sauté" dessus "Ouais j'adore An Pierlé !! j'hallucine, tu connais ?!???". Ben pas vraiment en fait. Mais j'ai offert le "White velvet" album et j'ai toujours monté le son lorsqu'elle chantait au Fou du Roi. Sa reprise de "C'est Comme Ça" était une merveille.
Elle jouait ce soir alors, j'ai réservé pour Aurélien et moi. Au Zèbre de Belleville, à deux cavalcades de chez moi. Belle salle, avec des tables, des tabourets, un balcon. Première partie "The bow king from nowhere" non c'est pas ça leur nom, mais je me souviens surtout de leur musique : très west coast à la Jack Johnson, avec un chanteur qui se la joue Jeff Buckley. Une très agréable mise en bouche.
Un peu d'attente, quelques rasades de Muscadet et voilà qu'An Pierlé débarque avec son groupe. Deux synthés, un batteur, de la guitare, de la contrebasse, de l'accordéon (juste pour une chanson) et même de la percu sur une chaise.

D'abord timide, un peu gauche, limite midinette, Elle se révéla peu à peu bête de scène, alternant chansons douces au piano à la Tori Amos (avec une reprise de "Such a shame" à la toute fin), rocks endiablés, chansons "qui parlent d'amour et de passion sexuelle" et morceaux de cabaret. Les disques sont beaux, les lives sont sublimes. Une belle, une vraie chanteuse du Nord, sexy, avec une voix puissante et généreuse, qui se laisse parfois oublier pour nous plonger dans des nappes rêveuses et cinématographiques. Elle peut tout faire, elle n'est jamais ridicule, même quand elle reprend "Petit papa Noël" de façon très sensuelle. A la fin, elle a traversé la salle pour saluer le public (elle a répondu à mon signe de la main - j'étais ivre de bonheur) et s'est mise à la caisse pour vendre et signer ses CDs. Un mélange de Betty Boop et d'Ute Lemper. Je ne pouvais que chavirer.
Aurélien a fait dédicacer son billet, pas moi, les autographes j'y arrive pas.
12/12/07 - 10:37
Rhââââ Lovely !!!!
pbstrd