Sick And Tired
Balade. Complètement balade.
Depuis mercredi soir, durant la projection de "L'Heure Zéro" (qui n'est pas si mauvais que ça, y a quand même Darrieux en vieille chieuse au pieu et opiomane), mon corps a décidé de faire grève. Dimanche soir, il hésite toujours : reconduction ou pas ? Quant au mal qui me frappe, le diagnostic est encore délicat : gros rhume ou angine ? Demain, je consulte mon Doctor Who. Entre deux coups de pompe (hier) ou deux éternuements (aujourd'hui), je m'abreuve, j'actifède, je me vitamine, je strepsile et je ne fiche strictement rien. Je m'aperçois avec horreur que dans mon package "King of the divan", il n'y avait pas de gelée royale qui me serait à l'heure actuelle d'un grand secours. Les ex(x) sont des rats.
Ce week-end, je n'ai pas bougé mais j'ai voyagé. D'abord "Badlands" qui tombait bien : j'étais encore plus à l'Ouest que l'état d'Ohio, alors le Montana... Ce matin, c'était Place Clichy au Méry, vieux cinéma porno désaffecté où Jacques Nolot a tourné "La Chatte à deux têtes" son deuxième film. Le troisième, "Avant que j'oublie" est encore en salles, allez-y. Je me fais sa trilogie dans le sens inverse. Next step : "L'Arrière Pays".
Et puis, hier, après un téléfilm France 3 pas mal du tout (imaginez Thierry "raah lovely" Neuvic et Stéphane Freiss se rouler de grosses galoches et Claude Perron faire la gueule...), je suis tombé sur Fox Life qui ne diffuse pas que "Côte Ouest" : là, c'était "The Dreamers" de Bertolucci. Une évocation de Mai 68 autour d'un triangle amoureux un peu space : un jeune Américain (Michael Pitt) et un frère et une soeur limite incestueux, Eva Green et Louis Garrel. Un trio fou de cinéma qui se rejoue des scènes de grands classiques cinématographiques dans un Paris très bien reconstitué. Ils se rejouent notamment la scène du Louvre de "Bande A Part" et c'est très bien.


Evidemment, on voit les nichons d'Eva Green et les fesses de Louis Garrel tout le temps. Dommage que Bertolucci n'ait pas eu la même audace que pour "Le Dernier Tango A Paris". Louis Garrel se branle off screen (avec la même inquiétante fébrilité que dans "Ma Mère", un jour ce garçon va se faire mal) et l'Américain, un temps fasciné par le triolisme, se contentera de dépuceler Eva Green. C'est pas comme ça que je vais bander.
J'me taperai bien une camomille...
12/11/07 - 17:12
GA c'est devenu la jungle, c'est devenu le métro aux heures de pointe, c'est la France de Sarkozy, c'est la société de Brice Hortefeux. tu peux être malade un onze novembre (double peine) sans que PERSONNE ne te fasse un commentaire d'encouragement.
1constant