Toi Jamais
- Je suis ta carrière tu sais. J'ai même lu un article sur toi il y a deux ans.
- Ah oui, dans "Magicus".
- Ben oui, pas dans "Le Monde Diplomatique" ! C'était un dossier sur les has beens.
- Sur les come-backs.
- ...
- Tu vois, moi, j'évite de mettre de l'huile avec les lardons parce que c'est déjà très gras...
- Sans huile, ils restent trop mous.
- Non alors excuse-moi chérie, mais alors des lardons gras sur des pâtes molles, non, très peu pour moi ! Mais dis-lui toi qu'on met pas un couvercle une fois que les pâtes sont dans l'eau !
- Tu comptes rester longtemps ?
- Si c'est pour profiter de ta cuisine...
- "Tchin Tchin". C'est mignon. C'est bien, tu as réussi ta reconversion. C'est pas toujours facile de quitter la scène... On aurait pu être amies si tu n'avais pas eu aussi peur de moi.
- J'ai jamais eu peur de toi. Le jour où tu es arrivée au "Perroquet" au bras de Gabriel, j'ai su que t'allais me faire chier. Je pouvais pas me douter que ça durerait toute ma vie, mais j'ai su que t'allais me faire chier.
- Si je t'ai fait chier, c'est que tu l'as bien voulu non ?
- Tu es arrivée avec ton aisance, ton éducation, ta beauté, ton mystère... Tu avais droit à tout et ça se voyait. Mais pour nous, c'était incroyable. Parce qu'on venait d'Algérie et qu'on traînait cette sensation dégueulasse de ne pas avoir tout à fait le droit. Toi, tu étais légitime. Tu étais La femme française. Alors quand tu as débarqué, j'ai été éblouie. Même si je savais que tu étais une garce.
- Tu es contente maintenant, tu es moins éblouie.
- T'es encore belle.
14/10/07 - 20:13
C'est Miou-Miou à gauche, là? C'est rigolo ces dialogues...
abend