Everyday I Write The Book
(la photo de Nastassja Kinski, c'est juste parce qu'elle est belle. Je ne m'identifie pas à une pute texane en mohair rose - cette phrase est complètement improbable)
Un constat. C'est souvent quand les gens sont tristes, seuls, déprimés qu'ils se mettent à écrire, à s'épancher, à appeler. Mais quand ils sont amoureux, quand leur soleil est au zénith, alors plus rien, silence radio, plus de sujet à écrire. Comme si l'autre suffisait à remplir la vie.
Moi, c'est tout le contraire. J'adore écrire pour parler de mes petits bonheurs. Evoquer mes chagrins, balancer mes coups de blues, m'épancher sur mes difficultés actuelles mais passagères, très peu pour moi. Tout le monde a des problèmes, pourquoi enquiquiner avec les siens ? Cela dit, chacun fait c'qui lui plaît, du moment que c'est avec talent. Un état d'âme raconté avec un tant soit peu de plume, c'est tout aussi bien qu'un gros délire. Personnellement, je ne sais pas faire. Je suis généralement insouciant, guilleret, toujours prêt à dégainer un sourire ou un bon mot. OK, je peux geindre de temps à autre mais en petit comité. C'est mon côté protestant pudique (Sorty, shaddap your face).
Je ne me reconnais pas beaucoup en ce moment. Je n'aime pas cette petite angoisse existentielle qui me taraude. Je n'ai pas aimé ce coup de flip' pré-anniversaire qui m'a fait réaliser plein de choses. Oui, je panse encore des plaies. J'ai pas mal morflé ces six derniers mois. Comme dit ma mère, il y a des années qui comptent double. C'est chiant mais c'est comme ça lalalalala. Mais les cheveux repoussent, ma filmographie s'allonge, je suis toujours dans l'âge des possibles.
Mais je suis mou du genou en ce moment. J'ai des voisins bruyants, un pèse-personnes ingrat, je vis dans un pays qui veut élire Sarkozy, je dois écrire des scènes pour Roger Hanin, je ne sais pas quoi faire cet été.. Je suis exigeant, je ne me contente pas de peu, je suis indépendant, je suis libre. Il y a forcément un prix à payer. Mais je tiendrai bon. Il y a deux ans, j'étais exactement dans la même situation : fragile mais ouvert, blessé mais toujours prêt à remonter en selle. Il y a des moments comme ça dans la vie, la tempête avant le calme.
Dès que j'ai des trucs rigolos à faire partager, je reviendrai. Et à mon avis, ce sera plus tôt que prévu. Dimanche 6 à 20h ? Moi j'y crois.
En attendant, un peu de musique.
Quand j'étais ado, je voulais être animateur radio. J'avais même créé une radio libre que j'avais appelé Radio Sans Filtre. C'était avant la manif "pour sauver NRJ" en 1984...
Voici un "mix" enchaîné d'une heure et quart, avec quelques rebuts de Mind The Gap, des vieilleries et des trucs plus actuels. C'est tout moi.
Pop goes my heart !
Ah et puis un chouette bootleg spécial dédicace à Mister Blue et The Dude :
ToTom "Life's a Great" (T. Rex vs Depeche Mode vs LCD Soundsystem)
C'est vrai ce qu'il dit Marc Bolan : Life's a gas ! (ceci dit sans ironie aucune)
30/04/07 - 11:13
Voter Ségo pour le retour de The graduate, voilà une raison de plus de ne pas laisser passer le petit !!
vilaine_charmeur