10/01/2007

10/01/07 - 00:28

He Works Hard For The Money



Des fois, j'aimerai écrire comme Rappeneau.
Enfin, le Rappeneau du "Sauvage" parce que putain merde ("j'suis vulgaire? tant pis"), c'est un sacré bon film du dimanche soir, c'est the comédie des années 70 avec la Deneuve, blonde comme c'est plus possible - limite paillasse les cheveux, et le Montand farpait de bout en bout.

Je me suis fait débarquer d'un projet de série développé par une grosse grosse boîte de prod' pour une grosse chaîne. C'est con. Certes, ça arrive à tous les scénaristes. Parfois, on n'est pas dans le truc. Comme disent les directeurs littéraires "ça n'enlève rien à ton talent" ou "ça n'est qu'un avis personnel mais là, on a besoin d'autre chose..."

Ouais. C'est comme un casting en fait. On vous dit "Vous êtes très bien mais on cherche autre chose pour le rôle" alors que ce que vous entendez vous, c'est "T'es nul, tu le vois pas ?".

Le problème, c'est que moi, je croyais que j'étais dans le truc. Ça me faisait marrer d'écrire ces personnages, de développer ces "arches" littéraires, d'imaginer des histoires invraisemblables pour ces personnages "over the top". Apparemment, ce que j'avais en tête n'était pas "too much" ou alors "trop too much". Va savoir.
Le résultat est le même. Coup de fil pourri "Je t'appelais pour te parler de ton travail et heu.. j'ai pas de très bonnes nouvelles.. heu..."

En fait, c'est comme les histoires d'amour naissantes. On se voit, on se tourne autour, on se plait et heu.. comment te dire ? En fait, je cherche quelque chose d'autre pour le rôle. Le pire, c'est quand vous n'avez rien demandé. Un mec vous fait du charme, vous prend en période d'essai. Vous, vous êtes d'abord surpris qu'on ait pensé à vous, vous ne faites que sourire, vous vous dites "bah qu'est-ce que j'ai à perdre", vous vous laissez embrasser.. ok d'accord sympa. On vous laisse miroiter une bien belle histoire. Vous vous dites que c'est peut-être un peu tôt pour y croire, on verra bien ce qui arrive, mais ça pour sûr c'est plutôt agréable.. Et puis paf ! "On va arrêter là" (c'est ce que j'ai entendu à 17h et des bananes).

C'est comme un remake de "Popstars" : "On va arrêter là l'aventure" ou "Tu as un talent certain mais en ce qui concerne, tu as atteint le maximum de tes possibilités".

On est tous jetables.

Bon, ce n'est pas grave tout ça. Il est vrai que ce genre de refus est dur pour l'égo. Mais ce n'est que de l'orgueil.
J'ai la santé.
J'ai la joie de vivre.
J'ai de l'argent sur mon compte en banque.
J'ai un toi toi mon toit plutôt pas trop mal.
Je suis aimé. Par quelques gars et femmes et par le moi-même (c'est pas pour rien que je me suis mis en hotlist, et que c'est réciproque).

Dans la vie, faut relativiser. Et puis si ça se trouve, cette série va jamais se faire et je vais pouvoir utiliser mon énergie désormais disponible sur autre chose.
Peut-être "Le Sauvage" version "Graduate" ? Qui sait, qui sait, qui sait.

commentaires

10/01/07 - 00:35

tu seras la Olivia Ruiz ou la Chimène Badie du scénario... t'auras ta revanche un jour...

10/01/07 - 00:37

Super. j'espère juste pas avoir une voix de merde ou un corps de merde :-D

10/01/07 - 05:37

Non non ... tu feras juste des cacas de merde ...

... ok je sors !

10/01/07 - 09:00

Classe ! ^^

10/01/07 - 11:54

c'est là que je me mets à chanter don't give up ;-)

10/01/07 - 12:35

boire et déboires... dis toi que cette période où les "essais " existent encore est une des plus belles...la réussite c'est la fin de quelque chose, les essais c'est l'espoir sans limite

10/01/07 - 12:44

tout à fait mais c'est rageant de ne pas aller plus loin dans une expérience plaisante. je suis d'accord: la réussite n'est pas une fin en soi

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