30/11/2007
C'est comme ça 28/11/2007C'est Comme Ça
"Mais c'est la mort qui t'a assassiné..."
Fred Chichin est mort.
Les Rita Mitsouko sont morts.
Que dire sinon des banalités "ça fait chier la mort". Ben ouais.
N'oublie pas que tu vas vivre.
Get a life !
"Aimons-nous vivants" (François Valéry)
Vivre = Danser
"Le jour se lève et j'irais bien danser avec les feuilles du peuplier..."
Fabien, Marco, Jean-Marc, Hervé, et même Philippe, on compte sur vous dimanche !
Allez, petit scarabée, inscris-toi à la MTP du 2 décembre ça se passe ici26/11/2007Pourquoi Viens-Tu Si Tard ?
Chouette petite soirée au Divan du Monde pour le lancement du DVD "Les Chansons D'Amour". Et chouette petite soirée de réconciliation, sans effusion, ni infusion. En quelques mots : bons mots, bon vin, bonnes notes.
Serge (à qui je brûle la politesse - c'est l'avantage de crécher dans un arrondissement à un chiffre) et moi avons d'abord trouvé Ludivine Sagnier vraiment "radasse" ou "pute" (devinez qui a dit quoi), mais ensuite très sérieuse et inspirée quand elle a chanté "Si tard" et les duos/trios.
Clothilde Hesme, exactement la même à la ville comme à l'écran : grande, fofolle, pas super classe ("oh, je me remets la culotte devant tout le monde") mais chantant (je trouve) mieux "Se taire".
Le Prince Ringuet m'a effleuré lorsque je dégustais mon premier blanc (et m'a offert mon premier blanc... de conversation). Petite veste, chemise, cravate (mais il est arrivé en moto - il se la joue ska ?), allure de premier communiant (gros coming out de Cricri Honoré "il a débuté dans une chorale!") et pas super sérieux quand il a chanté "As-tu déjà aimé ?". Mais si, Prince, j'ai déjà aimé pour la beauté de geste, à pleine dents.
Chiara, présente et absente à la fois. Pas parlé, pas chanté ("elle est très malade, c'est vrai j'ai vérifié, alors c'est moi qui vais vous chanter "Parc de la pépinière" dixit Alex Beaupain) mais là quand même. J'avais envie de lui caresser les cheveux.
Alex Beaupain ? Très curieux. Il ressemble à un pote de pote. Un bon pote en tous cas, le genre sur qui on peut compter : il a remplacé à plusieurs reprises Louis Garrel qui se faisait désirer ("il ose pas venir.. allez, je l'ai en direct sur mon portable, dites-lui de venir !!!").
Et puis enfin, Louis. Il est venu sur les deux dernières chansons. Complètement en vrac mais avec la chemise repassée. "Lave", tendrement délavé mais pas boulloches pour autant, et puis "Les Yeux Au Ciel" très très réussi. Il n'a chanté que pour moi.
Sinon, on a eu une interview des acteurs par le public très "UGC Ciné Cité Les Halles", quelques extraits de boni, et les sempiternelles photos Allociné. C'était bien, c'était chouette.
Le DVD sort le 6 décembre. Vais-je l'acheter cinq fois ? The Letter
Bonsoir,
Je viens d'apprendre qu'il allait y avoir une soirée au Divan du monde à l'occasion de la sortie en DVD des "Chansons d'Amour".
Je m'adresse à vous qui lisez ce mail, vous dont je ne sais rien, vous qui pouvez être aussi bien une femme, un homme, un stagiaire mal payé, un mouton à cinq pattes, peu importe à l'instant présent, vous êtes à mes yeux la personne la plus importante au monde et je crois bien que je vous aime déjà.
Voilà, vous devez m'aider.
Je suis désespérément amoureux du film de Christophe Honoré "Les Chansons d'Amour". J'ai vu le film cinq fois en mai, juin, et début juillet de cette année. Ce film m'a enchanté, transporté, ravi, redonné goût à la Nouvelle Vague, redonné foi en Ludivine Sagnier, il m'a permis de découvrir Alex Beaupain, de graver dans mon coeur pour toujours Chiara Mastroianni et Louis Garrel, ce film dont je connais les dialogues presque par coeur tout comme les chansons (qui tournent régulièrement en boucle sur mon ipod), ce film pour lequel j'ai quadrillé tout le 10ème arrondissement afin de retrouver tous les lieux de tournage... bref, ce film essentiel de 2007.
Vous comprenez pourquoi je souhaite plus que tout au monde assister à cette soirée au Divan du Café, un endroit merveilleux par ailleurs. Lundi, je suis prêt à affronter toutes les grèves, toutes les intempéries, je suis même prêt à faire la plonge, tout ça pour faire partie des "happy few" de cette soirée.
Pouvez-vous jouer aux Pères/Mères Noël pour le petit bobo que je suis ? Pouvez-vous m'offrir le Sésame pour lundi soir ? Pouvez-vous m'offrir un pass pour deux personnes (soit Serge - vedette du blog http://lanomadebleue.blogspot.com qui appréciait Alex Beaupain bien avant l'heure - et le moi-même) ? Rassurez-vous, nous ne sommes pas des groupies fous furieux, nous savons nous tenir, mais nous savons également applaudir à tout rompre et donner aux soirées un sentiment de féerie sans pareil. Oui, je sais, j'en fais des tonnes mais l'idée d'assister à cette soirée enchante mes doigts engourdis suite à une panne de chauffage et embaume mon coeur d'un bonheur sans nuages.
Je ne sais pas pourquoi mais je sens que je peux compter sur vous. Contactez-moi par ce mail ou appelez-moi pour me dire ce qu'il faut faire, ce qu'il faut dire pour être parmi vous ce lundi soir.
Merci. 22/11/2007"Life... oh life..."
Zizi Jeanmaire, 83 ans, ce matin à la radio
"Ne plus pouvoir danser c'est très dur... Le public me manque... Je rêve de revenir sur les planches... Quitter la scène, ça a été terrible... Je ne m'en suis pas remise."
Qu'est-ce qu'on fait quand on ne peut plus assouvir sa passion, sa raison de vivre ?
Mais ce n'est rien comparé à ceux qui n'ont pas de passion, ceux qui traversent la vie comme si c'était un immense supermarché.
Comme dit Sorty : "T'as pas fini de clicker sur tous les portraits ? Get a life !"
21/11/2007"... Petit salaud, ton jeu est clair, tu veux tout sans rancune..."
"Les Chansons d'Amour", le retour.
Tout a commencé en début d'après-midi lorsque mon chasseur d'appartement (oui je sais, je suis très M6) m'envoie un dossier pour une location dans le 10ème, rue du Faubourg Saint Martin, vers le 46 ou le 56, bref à quelques mètres de l'appartement des "Chansons d'Amour". Bon, l'appart trop mansardé, trop carrelé ("vous êtes carreleur et vous carrelez très bien, mais vous carrelez trop") ne me convenait pas. Mais l'ombre d'Ismaël planait et je ne m'en rendais pas compte. Déjà qu'hier, j'ai réécouté par hasard la b.o. du film. Je voulais me préserver pour début décembre, pour la sortie du DVD. Mais on ne peut pas lutter contre ce film, il revient vous hanter et vous enlacer de tout son amour. Cédons donc.
Début de soirée, alors que je regardais "Poubelle la life" (uniquement pour des raisons professionnelles), un coup de fil retentit. Cherge. "Il faut absolument que nous trouvions des places pour la soirée de lancement du DVD". Or, c'est lundi et les places déjà toutes distribuées. Il va falloir user de courage et d'ingéniosité pour trouver des entrées, quitte à écouter Nova toute la journée ou à faire le pied de grue devant la salle tout lundi. Aucun problème pour moi : "à coeur vaillant rien d'impossible". Nous allons y arriver, j'en étais certain, et ce peu importe les moyens.
J'envoie donc un mail à la salle qui organise cette soirée évenementielle. Un mail enflammé, sincère, dénué de toute pudeur, vibrant comme du Rimbaud. Touche "envoi". Deux minutes plus tard, message automatique "il n'y a plus de places disponibles pour cette soirée, désolé !". Heureusement, mon cri d'amour a quand même été reçu. Peggy, je vous aime.
Me voilà nanti d'une invitation pour deux pour assister à une soirée vidéo/musicale en présence d'Alex Beaupain et des acteurs du film. Exactement comme à Cannes pour le Festival. C'est chouette la vie. Je ne suis pas peu fier de moi, ni de Serge (qui est toujours sur les bons coups).
Et vous, vous faites quoi lundi soir ? "... that's what you get, Marie Antoinette..."
Si Poitiers ne vient pas à moi, alors je vais à Poitiers. Pas pour refouler les Arabes (c'est vraiment pas mon genre) "I said no, no, no", ni pour me goinfrer de chabichou ou de clafoutis entre deux "rides" au Futuroscope (mon Dieu, mais c'est quand même pas ça la vie à Poitiers ? je mène l'enquête). Non, juste un petit week-end très décentralisation. Je reprends une promesse de campagne de Serge de l'année dernière : je fais le petit train à travers la France. Et puis, une ville qui a vu évoluer Brian Joubert et Régine Deforges ne pouvait qu'attirer ma convoitise. Arrivée donc en fanfare dans le plateau samedi matin... si les grévistes et autres saboteurs m'en laissent la possibilité. Je ne peux pas me permettre une arrivée en bus de remplacement à 19 h.
Pour me mettre dans l'ambiance, j'ai installé mes quartiers rue de Poitou, pour une quinzaine de jours. Du marais parisien au marais poitevin, il n'y a qu'un pas. Je me demande où je vais vivre dans les prochains mois. En fait, j'adore déménager, faire les cartons, jeter, emménager, découvrir un nouveau quartier... C'est comme le début d'une nouvelle histoire d'amour.
Contrairement à ce que prétend fallacieusement la féérique première Dauph', je ne bouge pas mon popotin seulement sur le "Banana Split". N'empêche, si j'avais été DJ à la "Mind The Potiche" du 2 décembre, j'aurais certainement passé Lio "je ne sais pas dire oui", un inédit de son premier album visiblement ré-enregistré. Mais je serai là. Déguisé en Roi Galen de Moldavie ? En total look Prince Jean ? En Prince Albert ? Perhaps, perhaps, perhaps.
18/11/2007"... but when you want me, it might be a different story..."
Réflexions sur la vie moderne.
"Faut que ça danse", malgré son beau scénario et ses acteurs, est chiant comme la mort. J'ai beau m'accrocher, je crois que je n'aime tout simplement pas Lvovsky.
Y a rien à jeter sur le dernier album de Roisin Murphy. Rien. Qu'attendez-vous ?
Entendre des "usagers" gueuler après les grévistes, les trouvant égoïstes parce qu'ils veulent garder leurs avantages, c'est tout simplement insupportable.
J'ai retrouvé mon exemplaire de "Voyage au bout de la nuit". Joie.
Le dernier Daho m'ennuie. Suis-je politiquement incorrect ?
Le chocolat Lindt Noir au piment est une certaine idée du bonheur.
Après la mini-cassette, ce sera bientôt au tour de la VHS de faire son grand retour. Ce week-end, je me suis maté "Lola Montès" d'Ophüls (chef d'oeuvre !), une série de "Strip Tease" d'il y a cinq ans et les défilés 2005 commentés par Agnès Boullard et Loïc Prigent. En attendant des compiles improbables de vieux Loft Story.
On peut danser sur Gossip et Tiga au Tango et même esquisser des pogos. Si, c'est possible. (j'aimerai bien retrouver qui chante "Don't start pushing me now" (une fille)
Cette nuit, entre 4h30 et 7h30 du matin, à bout de nerfs, j'ai eu des relents de racisme anti-antillais. J'ai détesté.
Je trie déjà, et je visualise mes cartons. "Baby, I'm ready to go"
Bibie "Tout Doucement" à l'envers ressemble à Barbara "L'Aigle Noir". J'adore l'idée.
16/11/2007Careless Whisper
C'est ce qu'on appelle une phase "dry spell".
Rien à dire, tout à vivre.
15/11/2007"... thank you for being a friend..."
Des fois, j'ai l'impression que ma vie est un épisode de "Golden Girls". C'est à cause de Sorty. Depuis qu'on se connaît, soit 11 ans, il n'arrête pas de me dire qu'on finira dans la même maison de retraite... (est-ce qu'il pensait déjà à GA ?)
Ce week-end, on avait prévu de faire équipe pour jouer à un quiz musical. Mais ce soir, il m'annonce qu'il préfère jouer avec quelqu'un d'autre "j'y vais pas pour gagner, mais...". Mais ! Il a réveillé la Rose Nylund qui est en lui. Rose Nylund, c'est un peu la version mamie tricot de Monica Geller : born to win.
Donc, il me largue pour un coéquipier plus fort soi-disant. He's SO gonna regret it ! Je sens en moi une forte poussée de Dorothy Zbornak : autoritaire, définitive, butch, intraitable. Fa va fier, Cédrichou !
Mais bon, à choisir, je souhaiterais davantage réveiller la Blanche Elizabeth Devereaux (BED) qui est en moi...
14/11/2007Moving On Up
Le calme est revenu. Pour combien de temps ?
Marre de guetter le moindre bruit, de ne plus me sentir chez moi. De toute façon, il est temps de bouger. "Partir quand même"
Oui, je cherche un nouvel appartement. Acheter : non. Mes parents ne peuvent pas me le payer, moi. Et puis de toute façon, je n'ai plus l'âge pour ça. Je peux emprunter beaucoup d'argent, mais pas assez pour avoir un deux pièces raisonnable dans un quartier qui me plaît. Alors, pour la même somme, autant louer et se faire plaisir. Je suis terrien mais je n'ai pas vraiment l'âme d'un propriétaire. Je tends les bras, mais je ne veux emprisonner personne. Qui m'aime me suive.
J'aimerai me rapprocher de la République. Quatre arrondissements cernent la place : le 2, le 3, le 10, le 11. Avec quel brassard débuterai-je la prochaine année ? Les paris sont ouverts.
Si vous entendez parler de quelque chose, n'hésitez pas...
11/11/2007Sick And Tired
Balade. Complètement balade.
Depuis mercredi soir, durant la projection de "L'Heure Zéro" (qui n'est pas si mauvais que ça, y a quand même Darrieux en vieille chieuse au pieu et opiomane), mon corps a décidé de faire grève. Dimanche soir, il hésite toujours : reconduction ou pas ? Quant au mal qui me frappe, le diagnostic est encore délicat : gros rhume ou angine ? Demain, je consulte mon Doctor Who. Entre deux coups de pompe (hier) ou deux éternuements (aujourd'hui), je m'abreuve, j'actifède, je me vitamine, je strepsile et je ne fiche strictement rien. Je m'aperçois avec horreur que dans mon package "King of the divan", il n'y avait pas de gelée royale qui me serait à l'heure actuelle d'un grand secours. Les ex(x) sont des rats.
Ce week-end, je n'ai pas bougé mais j'ai voyagé. D'abord "Badlands" qui tombait bien : j'étais encore plus à l'Ouest que l'état d'Ohio, alors le Montana... Ce matin, c'était Place Clichy au Méry, vieux cinéma porno désaffecté où Jacques Nolot a tourné "La Chatte à deux têtes" son deuxième film. Le troisième, "Avant que j'oublie" est encore en salles, allez-y. Je me fais sa trilogie dans le sens inverse. Next step : "L'Arrière Pays".
Et puis, hier, après un téléfilm France 3 pas mal du tout (imaginez Thierry "raah lovely" Neuvic et Stéphane Freiss se rouler de grosses galoches et Claude Perron faire la gueule...), je suis tombé sur Fox Life qui ne diffuse pas que "Côte Ouest" : là, c'était "The Dreamers" de Bertolucci. Une évocation de Mai 68 autour d'un triangle amoureux un peu space : un jeune Américain (Michael Pitt) et un frère et une soeur limite incestueux, Eva Green et Louis Garrel. Un trio fou de cinéma qui se rejoue des scènes de grands classiques cinématographiques dans un Paris très bien reconstitué. Ils se rejouent notamment la scène du Louvre de "Bande A Part" et c'est très bien.
 
Evidemment, on voit les nichons d'Eva Green et les fesses de Louis Garrel tout le temps. Dommage que Bertolucci n'ait pas eu la même audace que pour "Le Dernier Tango A Paris". Louis Garrel se branle off screen (avec la même inquiétante fébrilité que dans "Ma Mère", un jour ce garçon va se faire mal) et l'Américain, un temps fasciné par le triolisme, se contentera de dépuceler Eva Green. C'est pas comme ça que je vais bander.
J'me taperai bien une camomille...

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