30/04/2007

30/04/07 - 10:54

Everyday I Write The Book



(la photo de Nastassja Kinski, c'est juste parce qu'elle est belle. Je ne m'identifie pas à une pute texane en mohair rose - cette phrase est complètement improbable)


Un constat. C'est souvent quand les gens sont tristes, seuls, déprimés qu'ils se mettent à écrire, à s'épancher, à appeler. Mais quand ils sont amoureux, quand leur soleil est au zénith, alors plus rien, silence radio, plus de sujet à écrire. Comme si l'autre suffisait à remplir la vie.

Moi, c'est tout le contraire. J'adore écrire pour parler de mes petits bonheurs. Evoquer mes chagrins, balancer mes coups de blues, m'épancher sur mes difficultés actuelles mais passagères, très peu pour moi. Tout le monde a des problèmes, pourquoi enquiquiner avec les siens ? Cela dit, chacun fait c'qui lui plaît, du moment que c'est avec talent. Un état d'âme raconté avec un tant soit peu de plume, c'est tout aussi bien qu'un gros délire. Personnellement, je ne sais pas faire. Je suis généralement insouciant, guilleret, toujours prêt à dégainer un sourire ou un bon mot. OK, je peux geindre de temps à autre mais en petit comité. C'est mon côté protestant pudique (Sorty, shaddap your face).

Je ne me reconnais pas beaucoup en ce moment. Je n'aime pas cette petite angoisse existentielle qui me taraude. Je n'ai pas aimé ce coup de flip' pré-anniversaire qui m'a fait réaliser plein de choses. Oui, je panse encore des plaies. J'ai pas mal morflé ces six derniers mois. Comme dit ma mère, il y a des années qui comptent double. C'est chiant mais c'est comme ça lalalalala. Mais les cheveux repoussent, ma filmographie s'allonge, je suis toujours dans l'âge des possibles.

Mais je suis mou du genou en ce moment. J'ai des voisins bruyants, un pèse-personnes ingrat, je vis dans un pays qui veut élire Sarkozy, je dois écrire des scènes pour Roger Hanin, je ne sais pas quoi faire cet été.. Je suis exigeant, je ne me contente pas de peu, je suis indépendant, je suis libre. Il y a forcément un prix à payer. Mais je tiendrai bon. Il y a deux ans, j'étais exactement dans la même situation : fragile mais ouvert, blessé mais toujours prêt à remonter en selle. Il y a des moments comme ça dans la vie, la tempête avant le calme.

Dès que j'ai des trucs rigolos à faire partager, je reviendrai. Et à mon avis, ce sera plus tôt que prévu. Dimanche 6 à 20h ? Moi j'y crois.

En attendant, un peu de musique.

Quand j'étais ado, je voulais être animateur radio. J'avais même créé une radio libre que j'avais appelé Radio Sans Filtre. C'était avant la manif "pour sauver NRJ" en 1984...
Voici un "mix" enchaîné d'une heure et quart, avec quelques rebuts de Mind The Gap, des vieilleries et des trucs plus actuels. C'est tout moi. Pop goes my heart !

Ah et puis un chouette bootleg spécial dédicace à Mister Blue et The Dude :
ToTom "Life's a Great" (T. Rex vs Depeche Mode vs LCD Soundsystem)

C'est vrai ce qu'il dit Marc Bolan : Life's a gas ! (ceci dit sans ironie aucune)

24/04/2007

24/04/07 - 17:01

Together We're Strong



Ami lecteur, avoue que lorsque tu as scrollé le JDI à vitesse grand V et lorsque ton oeil a été attiré par cette pochette de disque, tu t'es dit "tiens un post d'un trentenaire ++ !!".

Bingo !

Oui bon voilà je voulais faire un joli montage à partir de cette pochette mais j'ai la flemme.. et surtout, j'ai pas les compétences..

L'idée, c'était de remplacer la tête de Mireille "une certaine idée de la frange" Mathieu par celle de Ségolène Royal, et Patrick Duffy par François Bayrou. Voilà quoi.. pour le message subliminal.. "Together we're strong".

Bobby Ewing et Mimi contre l'infâme J.R., c'était ma petite touche Citizen Queer pour contribuer au référendum anti-Sarkozy ou au référendum Viva La Zapatera. Mais c'eut été super moche, non ?

Toujours est-il que Royal Présidente en 2007, j'y crois toujours à fond les ballons, malgré tout, malgré la chappe de plomb qui couvre la France depuis dimanche soir. J'ai toujours du mal à croire qu'un homme aussi cynique, aussi extrême puisse attirer autant de suffrages. Les Français sont-ils si aveugles que ça ?

22/04/2007

22/04/07 - 23:04

People Have The Power



Ségolène Royal sera élue Présidente de la République Française le 6 mai prochain, j'en ai la certitude, là, chevillée au corps !

Ce soir est une victoire, encore une, malgré les trahisons, les coups bas, les innombrables difficultés et autre croche-pieds, parfois au sein même de son camp. Une telle tenacité m'épate. Et toujours avec le sourire, la force des convictions, l'intuition sans failles. Qu'on ne l'aime ou pas, force est de reconnaître ses capacités à rassembler. Allez, on y croit, on y croit !

22/04/07 - 18:06

London Calling



Les oranges sont confites, je répète, les oranges sont confites.

22/04/07 - 15:32

Agent Orange



Vivement 18h !
François Bayrou est "un homme respectable", dans le genre droite modérée il est très bien.. Lui-même a prédit qu'il ferait un score à deux chiffres cette année et qu'il sera élu en 2012. On verra, on verra !

Il y a plein de raisons pour lesquelles je souhaite que le duel final soit Royal - Sarkozy (non je ne dis pas Ségo, je trouve ça profondément mysogyne d'appeler la candidate socialiste par son prénom comme une vulgaire poupée ou une chanteuse de variét' : elle a nettement plus la stature d'une Présidente que ses concurrents).. mais il y en a une de taille pour : quand (touche du bois touche du bois) Bayrou sera mis de côté dans la course présidentielle, je vais enfin pouvoir remettre mes tee-shirts et polos oranges ! Orange étant la couleur choisie par Bayrou pour symboliser sa campagne, j'étais obligé de la boycotter... Because c'est MA couleur préférée.

En fait, c'est ça que j'aurais retenu de la campagne de l'UDF : l'orange. Orange ô désespoir (facile). L'orange mais pas que : la proposition des deux emplois sans charges sociales, Azouz Begag, les cris anti-système... quoi d'autre... Vincent Lindon ? Le centrisme ?

Si jamais François Bayrou était relégué, je ne crierai pas victoire, je ne ferai pas nananère, je ne narguerai pas ceux qui croyaient en lui depuis un moment... Mais j'attendrai encore un peu avant de remettre mon polo CDG orange.

20/04/2007

20/04/07 - 19:43

Dance Little Sister



Minuit - 1 heure Never Mind The Botox (zip)

Duran Duran / Billy Idol / Whitney Houston vs Cyndi Lauper / Madonna vs New Order / Arno Cost vs Police / Mellow Trax feat. INXS / Depeche Mode / Visage vs The Charlatans / Kylie Minogue vs Human League / George Michael / Donna Summer vs Eurythmics / Justin Timberlake vs Daft Punk

1 heure - 2 heures "Never Mind The Chillout" (enchaîné)

Loleatta Holloway "Love Sensation (2006 mix)" / Mika "Grace Kelly (Bimbo Jones mix)" / P!nk "Who Knew (Bimbo Jones Club Mix)" / Laurent Wolf Feat Fake "Another Brick Inside Remix" / Tears For Fears "Shout (Skylark Remix)" / MSTRKRFT "Easy Love" / Scratch Massive "Shining in my veins" / Vive La Fête "Exactement" / Primal Scream feat. Kate Moss "Some Velvet Morning" / Etienne Daho "Le Grand Sommeil (Fischerspooner Remix)" / Blondie & Puppini Sisters "Heart Of Glass" / Betty Hutton "Blow A Fuse"

19/04/2007

19/04/07 - 20:02

Alala Alala



J'ai jamais aimé Olivia Ruiz. Je n'ai pas suivi la Star Ac 1, mais je la trouvais sympathique. Je l'ai entendue ensuite parler de son premier album qu'elle avait mis deux ans à pondre, des galères pour se faire reconnaître auprès de la nouvelle scène française qui ne la prenait pas au sérieux, de ses grands moments de solitude au "château" (quand Gilbert Bécaud est mort, elle était la seule à savoir qui c'était). Bref, je trouvais plutôt rafraichissant qu'une fille sortie d'une télé-réalité arrive à sortir un album avec des chansons écrites par Juliette. Ça nous changeait de Jenifer (au fait, elle est toujours en vie ?).
Bon, quand je l'ai entendue chanter pour la première fois, j'ai tout de suite éteint la télé. Une voix nasillarde avec un accent languedocien, merci bien..

Quand son deuxième album est sorti, "La Femme Chocolat", je suis resté sans opinion défavorable. M'en fous pas mal en fait. La nouvelle scène française (R) (je sais pas faire les copyright) m'ennuie à mourir. Je suis comme Françoise Hardy "je suis gêné". A part Keren Ann et Biolay (qui va voter blanc par procuration - il est con mais il a du talent), voire La Grande Sophie.

Olivia Ruiz, qui est régulièrement classée dans le top 5, vit désormais aux Abbesses. C'est vrai que ça grouille de musicos mais tout de même... bourgeoise va.
Et voilà qu'elle fait de la pub pour Coca Cola Light. Toute sa stratégie de chanteuse française crédible s'effondre instantanément. Vendue ! Vendue !

Sinon, elle s'est également laissée aller à une reprise (involontaire) de "My Humps". Et en plus, elle est vulgaire. Alala alala.

Olivia Ruiz et les Black Eyed Peas "My Chocolate Humps"

19/04/07 - 11:27

"Et tes larmes n'y pourront rien changer..."



I said I want to fuck her !
He said you are great/ Il dit que vous êtes très jolie.
What ! What did you say ?!?


Vingt ans plus tard, the reunion.

Je suis venu te dire que je m'en suis allé.
Baby you’re so fine, you are the one that I love. You are so fine, your love was sent from above...

C'est beau.

Whitney Houston & Serge Gainsbourg "I Came To Tell You I'm Fine" (Electrosound)

18/04/2007

18/04/07 - 23:25

Let's Make Love And Listen Death From Above



Ai donc vu le concert de CSS (Cansei de ser sexy) ce soir, en compagnie de phEel.
Concert court (1H15, les meilleurs), on voit pas le temps passer tant ces cinq filles et ce gars balancent leurs titres avec joie et énergie. L'album des CSS était rock, mais là sur scène, ça bouge encore plus.

Pheel m'avait dit "ta veste c'est pas l'idéal pour pogoter". D't'façon on n'a pas pogoté. Mais on a bien tapé dans les mains, chanté et dansé. Que des tubes ! "Paris Hilton", "Alala", "I want to be your J Lo", "Off the hook", "Let's make love...". Et une reprise évidente de L7 "Pretend that we're dead". De la pop-rock bien speed tout en restant très mélodieuse, Blondie réincarnée mais sans les errements reggae.
Super !

Un grand moment de solitude pour la chanteuse sur la chanson "Alcohol". Parfois, il ne faut pas interroger son public.
- What's your name ?
- Géraldine !!
- And what's your favorite alcohol ?
- Euh... Malibu !

CSS "Fuck Off Is Not The Only Thing You Have To Show"

17/04/2007

17/04/07 - 18:43

"Oh well, whatever, never mind...... hello hello hello..."




Le set en .zip et en intégrale. Plus rapide qu'une injection !

Never Mind The Botox #2

16/04/2007

16/04/07 - 22:45

"Entortillé dans mes draps, je crois me souvenir de toi..."





Mind The Gap # 7
Never Mind The Chillout # 1
For the very first time...

Never Mind The Chillout 16 avril 1h => 2h



Ça commence avec des remixs bien commerciaux
mais qui font toujours plaisir
(le serveur voulait du Mika, il a été servi).
Pink n'a pas pu danser sur P!nk, c'est ballot.
La dame qui chante avec Primal Scream s'appelle Kate Moss.
Les dames qui chantent avec Debbie sont les Puppini Sisters.
Scratch Massive est une découverte sur le blog de Pheel,
tout comme MSTRKRFT (que ferais-je sans lui?).

Un mix enchaîné de façon très artisanale, on sent que c'est fait avec des mains quoi.
Merci à Audacity et son technicien hotline Soupe de Petit Thomas.
Schhhh schhhhhh...

16/04/07 - 12:23

Nothing to Lose





Ma vie est un film de Blake Edwards. Ou du moins, durant ce week-end. Ainsi, de vendredi 19h à Lundi 2h, je me suis transformé en Holly Golightly, l'héroïne de "Breakfast at Tiffany's".

Cela a commencé vendredi soir avec une petite party à la maison. J'adore les films de Blake Edwards, il y a toujours des scènes de fête. Je crois que les scènes de soirée sont mes moments de cinéma préférés (ça et Nathalie Baye qui allume une cigarette), faudrait d'ailleurs que je fasse un Top 10 sur ce sujet..

Donc vendredi soir, ambiance Holly.. Mais avec trois sizaines de garçons déchaînés, ça peut être du sport.

"Oh, un verre de vin projeté sur le mur !"
"Mais qui est dans mon lit ??"
"Pourquoi ton pantalon est à tes pieds ?"
"C'est qui la moule sur le canapé ?"
"Oh, le rideau est détaché"




C'était bien, c'était chouette !

Le lendemain matin fut un peu apocalyptique... Holly Golightly attitude (mais sans matou).



Un samedi gueule de bois donc, très Dudley Moore dans "Elle" ou Kim Basinger dans "Blind Date". Tant que ma vie ne ressemble pas à des "Days of Wine And Roses", ça va...

Dimanche passé à sélectionner, mixer, couper, graver, pour être fin prêt pour la Mind The Gap. La Potiche ne pouvant être là à l'ouverture ni à la fermeture, je me suis retrouvé bombardé "organisateur". A nouveau Holly Golightly, mais sans fume-cigarettes ni robe de soirée. Je veux bien remplacer la Potiche, mais y a des limites !



Free drinks, free hugs (mais pas free drugs - j'ai ri, je me suis marré, j'en ai fait dans ma culotte), lights/models/guestlist, des couples improbables (mais vraiment), un son pourri mais plus d'espace pour danser... Les gens se sont amusés et c'est le principal.
Mais alors quelle bande de petits joueurs ! "Je peux pas rester car je travaille demain". Et moi, je vais pousser des wagonnets au fond de la mine ?
Quand on est jeune, on aime le fun. Et on danse into the fire.

Sinon, j'ai joué au Bachelor avec mes épis de blé. Oui mais voilà, a gad a té é vision et pis dors !
Tant pis, je n'ai pas trouvé mon Beau Derek. L'amour est une grande aventure. Mais j'ai eu un smack, et j'étais tout content. "Qu'est-ce qu'il a ?", "Treize ans".

Spécial dédicace à Mamie Poitou qui m'a fait parvenir par un messager un pot de confiture pêches et feuilles de roquette. Yum-me !


(très bientôt la musique de mon double set)


15/04/2007

15/04/07 - 17:36

Ready To Go





Je suis si nerveux que si quelqu'un me tapait dessus, je serai capable de faire des dégâts.. Soyez gentils avec moi !



Si vous n'avez pas pu vous inscrire à temps à la Mind The Gap, vous pouvez toujours viendre à partir de 23 h.





(bric à brac électro 80's)

14/04/2007

14/04/07 - 23:39

"I need somebody... HELP !"



Panique à bord !

J'aimerai tant confectionner un CD avec des titres enchaînés. Mais je n'y arrive pas.

Il est vrai que je suis un peu handicapé avec mon Mac OS X-chaiplucombien.

Je cherche désespérement un système pour graver des titres enchaînés, pour la toute fin de soirée à l'Oh fada demain soir. J'ai trouvé winamp.. mais ça ne marche que sur PC.

Y a-t-il une astuce sur Itunes pour graver un mix de mp3 ?

Help me !!

09/04/2007

09/04/07 - 22:30

"Boy you gotta prove your love to me...."





Ce week-end pascal fut un total "no brainer". Just call me Ferris La Bulle.

D'abord, ce fut off dès le vendredi 15h après avoir corrigé des modifs d'un improbable séquencier. Bronzette aux Buttes (liste de lecture "Cooooool" en mode aléatoire : Sébastien Schuller, Supremes, Joni Mitchell..) puis cette daube "Le prix à payer". Aucun souvenir de vendredi soir, sans doute passé à chercher des titres pour la Mind The Gap (j'ai trouvé un bootleg de Madonna fabuleux, je suis très fier de moi).

Samedi passé à préparer mon dîner pascal pour cinq. Le gigot aucun problème, la chantilly maison non plus (même si elle était un peu trop ferme)... En revanche, total échec sur le gratin dauphinois. Comment peut-on rater un gratin hein ? C'est simple, demandez-moi. Durant le jeu ciné, je me suis bien tenu, j'ai pas trop hurlé.

Dimanche passé à somnoler (et à faire la vaisselle). J'ai regardé un épisode de "24", chatté sur gayvox et passé la nuit à la soirée des célibataires du Tango. Il y avait juste un bel homme, un blond s'appelant Michael et qui, hélas, sait qu'il a du charme. Ça gâche tout. Mais je me suis bien marré à jouer au chat et à la souris avec lui, à coup de billets griffonnés. J'ai dansé sur "Tes états d'âme... Eric" enchaîné à "Partenaire Particulier", exactement comme il y a deux ans.

Enfin aujourd'hui, absolument rien foutu (couché à 5h20, réveillé à midi ça partait mal). Enfin si j'ai travaillé deux heures. Re bronzette, cette fois-ci au Parc de Belleville. Et là, je regarde "Recherche Susan Désespérément" parce que Depardon, j'avais pas la force. Je n'ai strictement rien lu, même pas Libé.


Question : serais-je en train de virer dinde ??

07/04/2007

07/04/07 - 18:49

Money (That's What I Want)





J'ai rarement vu un film aussi déprimant et scandaleux que ce "Prix à Payer". Je suis allé le voir complètement par hasard hier, après une longue ballade ensoleillée. Pour une fois que je n'allais pas finir le vendredi dans les volutes de fumée l'Oh Fada.. Lourde erreur.

Le pitch vu dans la bande-annonce et la campagne de pub est simple : pas de cul, pas de fric. On s'attend à du Blier féminin, avec un carré d'acteurs pas inintéressant et on "fête" les retrouvailles de Clavier (à qui le jeu sobre réussit) et Baye (qui, là, en fait des tonnes) trente ans après "Je vais craquer" de Gérard Lauzier. Là, c'est la femme qui hérite du rôle de la salope intéressée. Mais comme c'est réalisé par une femme, on se dit que le propos sera forcément intéressant.. distancié.. acerbe mais ô combien intelligent..

Tu parles, tu peux être une femme et être mysogyne, comme d'ailleurs tu peux être homo et homophobe..

Ce "Prix à payer" est à vomir. Les femmes ne pensent qu'au fric, et les mecs qu'au cul. C'est "donnant donnant" mais surtout "perdant perdant". Tout est vulgaire dans ce film, on ne vit que dans le 16ème arrondissement, les boutiques de l'avenue Rapp... La tentative de touche sociale est complètement ratée : le tandem Pailhas-Lanvin est tout aussi médiocre et rongé par le fric que le couple Clavier-Baye.

Le point de départ n'était pas inintéressant mais visiblement la réalisatrice (auteur du très manichéen "Les Soeurs Fâchées" sauvé par Isabelle Huppert) ne sait pas où elle veut en venir. Alors, elle aligne répliques vulgaires mais sans fond, vagues rebondissements, pas de deux des personnages, gags éculés, sans jamais approndir les raisons de ces échanges commerciaux entre époux. Et il n'est question à aucun moment d'amour.

Et puis cette mise en scène sans idées, tout ce fric montré à l'écran, c'est profondément choquant pour tous ces auteurs réalisateurs qui galèrent comme jamais pour monter leurs films. Tout ce fric donné pour un film aussi cynique, ça me révulse. N'y allez pas, ce film est une merde.

05/04/2007

05/04/07 - 12:21

View From A Bridge



En ce 5 avril 2007, "View From A Bridge", fête jour pour jour ses 25 ans.
Cette chanson qui parle de roman-photo, de suicide avec les cloches de Big Ben en fond sonore, est ma préférée de Kim Wilde. Ça mérite un peu de scrollage dans ce monde de brutes !




Voici le clip datant de 1982



"View from a bridge" en concert (1994)



Et "View From A Bridge" repris par les Suisses Chekov & Gagarin (?!?) dans une version électro un peu glauque (niveau clip) mais très gay "friendly".



Allez quoi, jump !




03/04/2007

03/04/07 - 13:59

"Ahahahaha I Can't Wait"



18 avril, Elysée Montmartre.
Quatre jours avant le premier tour, y a des signes qui trompent pas.

Cansei De Ser Sexy "One Way Or Another"

02/04/2007

02/04/07 - 22:50

It's Oh So Quiet



Des fois franchement, j'ai l'impression de débarquer de ma campagne..

Betty Hutton, chanteuse actrice des années 40 / 50 est morte paisiblement le 11 mars dernier à l'âge de 86 ans. Enfin, paisiblement.. un cancer du colon...

Bref j'ai certainement dû l'entendre ou la voir dans des films mais je ne la connaissais pas vraiment.

En fait, si je l'ai découverte ce soir, c'est complètement par hasard. Je cherchais une chti cover pour mon set "Never Mind The Botox #2" (NYC en a trouvé une très bien, grr !). Et là stupeur ! Je découvre que "It's Oh So Quiet" de Bjork est en fait une reprise !! L'Islandaise a pompé intégralement une chanson de Betty Hutton "Blow A Fuse" enregistrée en 1948.

Franchement, y a que moi qui l'ignorait ?? C'est vrai que le numéro de Bjork faisait très musical de la grande époque hollywoodienne mais j'ignorais que c'était une reprise, quasi identique. On en apprend tous les jours. Sale copieuse ! L'original était quand même assez gonflé pour l'époque.

Betty Hutton "Blow A Fuse"

Allez zou, une pensée pour Betty et j'y retourne. Je vais bien la trouver cette reprise !

01/04/2007

01/04/07 - 13:50

"Femme, femme, femme, fais-nous du soleil..."





Le week-end a commencé avec "Johnny Guitar", flamboyant western de Nicholas Ray. Un film incroyable, encensé par la Nouvelle Vague qui y voyait là une tragédie grecque baroque, poétique, à la Cocteau, et contre la chasse aux sorcières de l'époque.

Oui, c'est vrai, il y a de tout ça. Mais quand même, à la relecture, on se rend compte que c'est surtout une belle métaphore sur l'homophobie.



Comme me le faisait remarquer San Antonio du Haut Plateau (au fait, à quand un western poitevin ?), tous les rôles des femmes sont tenus par des hommes et vice-versa.

Déjà rien que Joan Crawford ! C'est Joan Collins avant l'heure. Elle tient le rôle de Vienna, tenancière d'un saloon / maison de jeux, tout en pantalons, la main toujours posée sur son flingue. De temps en temps, elle porte une robe en mousseline blanche pour jouer un peu de Chopin au piano. C'est son instant drag. Mais vite, vite, elle remet ses jeans et se sent beaucoup mieux.
Son ancien amour s'appelle Johnny Guitar, il joue de la guitare comme son nom l'indique, et n'a pas de flingue. Oh oh. Et quand des mauvais garçons débarquent dans le saloon, il reste impassible, tenant une tasse à café hyper Mémère, genre "pfiuu on peut plus boire son café tranquillement.."

Ses rivaux s'appellent "Dancin' Kid" et "Turkey" qui se la joue avant l'heure James Dean pré-ado. Tous ces hommes en mal de virilité sont obnubilés par Vienna ou par Emma, harpie haineuse et secrètement amoureuse de Vienna. Cette vieille garce veut chasser Vienna et les clients de son "saloon" (qui n'est autre qu'un cabaret quand on y réfléchit) et va jusqu'à lyncher l'éphèbe Turkey. Outre ces puissantes métaphores, il y a un ton résolument "camp" dans les dialogues.


Emma: You're nothing but a railroad tramp.

Emma: I'm going to kill you.
Vienna: I know. If I don't kill you first.

Vienna : Such a big talk for a little gun.


Et puis cette fameuse scène de retrouvailles entre Johnny et Vienna

Johnny: How many men have you forgotten?
Vienna: As many women as you've remembered.
Johnny: Don't go away.
Vienna: I haven't moved.
Johnny: Tell me something nice.
Vienna: Sure, what do you want to hear?
Johnny: Lie to me. Tell me all these years you've waited. Tell me.
Vienna: All those years I've waited.
Johnny: Tell me you'd a-died if I hadn't come back.
Vienna: I woulda died if you hadn't come back.
Johnny: Tell me you still love me like I love you.
Vienna: I still love you like you love me.
Johnny: Thanks. Thanks a lot.

Fait incroyable, ce matin j'ai revu "Femmes au bord de la crise de nerfs" où Carmen Saura joue une comédienne de doublage quittée par son amant pour une autre. Au tout début du film, elle double en espagnol cette même scène de Johnny Guitar. Elle est en larmes évidemment.

Une heure plus tard, après avoir affronté un gazpacho bourré aux somnifères, un lit en feu, la tentative de suicide d'une copine mannequin, un Antonio Banderas habillé et coiffé comme Rick Astley, des coups de fil manqués, elle se retrouve face à face avec l'épouse légitime de son amant. Et celle-là est pas contente contente.



Il faut dire qu'elle sort de 20 ans d'HP...

Marrant mais cette scène me fait énormément penser à Nelly Benedetti dans "La Peau Douce" mariée à Jean Desailly, qui la trompe avec Françoise Dorléac. Ça l'agace forcément.



Sinon, j'ai vu "La Vie Des Autres".
J'ai un peu roupillé. C'est pas mal, sans plus.