Un café, un verre d'eau
A 15h40, je me suis rendu chez un réparateur agréé pour récupérer un portable défectueux. J'arrive devant Nek Informatique un truc comme ça, et là je vois une pancarte "Je suis de retour dans 45 mn". Ça m'avance pas. J'appelle le gars sur son portable, il me dit qu'il revient au magasin dans 15 minutes. Dans ma tête, ça signifie une demi-heure. En attendant, qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire dans ce quartier (rue de trévise) ? J'opte pour le bar du coin. Ça tombe bien, j'ai envie d'un café.
J'adore les brasseries de quartier, les bar-tabacs PMU, pas hype pour un sou. J'entre dans ce bar. C'est tout ce que j'aime :
La déco est art-déco, avec lampes un peu triangulaires. Les chaises, en revanche, sont plus contemporaines, limite Pier Import. Au plafond, une guirlande de Noël en sapin synthétique. J'imagine la patronne (une chinoise) emmerder son mari pour qu'il l'enlève. Ça doit le saouler. Je le comprends.
Je m'asseois à une table. Une serveuse enlève les nappes du coin restaurant. Ça y est, le service de midi est terminé, le cuistot doit se fumer une clope quelque part. Je commande un allongé. 1,80 en salle, ça change des tarifs exorbitants désormais pratiqués dans mon coin (désormais le plus infâme des Muscadet est servi à 4,20 au Saint-Jean).
Je repère un flipper "stargate". Y a aussi des parts de tarte aux abricots en vitrine, mais j'ai pas faim. Au comptoir, deux ouvriers portugais prennent eux aussi un café. Au loin, je vois le sosie de Jean-Paul Rouve bouquiner. A mon tour, je feuillette mon Libé en buvant mon kawa.
Je savoure cet instant volé, complètement imprévu dans ma journée.
24/03/05 - 18:39
NONNNNNNN PAS LIBé.......NONNNN PAS TOAAAAAAAAAAAAAA !
Finalement ....
patton