30/06/2009Runaway Boys
J'suis off !
J'm'barre loin de Paris sous la canicule pour retrouver les rivages de l'océan atlantique...
Retour sous huit jours... si j'ai envie... (yeah right)
Bon courage à toutes et à tous..
29/06/2009It's My Life
On ne s'en lasse pas...
"Fichez-moi la paix!!"
27/06/2009Ur So Gay
La Dinde est morte...
Vive la Dinde !
Bon défilé à toutes et à tous !
26/06/2009Thriller
Voilà ça c'est ma vie. Enfin, c'était ma vie il y a deux ans. Heureusement, ma coauteur et moi on s'en est sortis : on a pris l'oseille et on s'est tirés
Mais je connais des gens qui écrivent encore ce genre de série aujourd'hui... Si, si...
(merci à Sorty pour le lien!) Human Nature
Don't stop 'til you get enough ? Ben justement, si. Stop.
But you are not alone !
25/06/2009"... Suspense dans mon coeur... Suspense, j'ai si peur..."
Quand on écrit un soap, un feuilleton, une saga, le plus important, à part les personnages et le concept, c'est trouver des bonnes fins d'épisode pour que le téléspectateur revienne le lendemain, la semaine suivante ou la saison prochaine. Ça s'appelle un cliffhanger, un cliff. Un bon cliff doit provoquer une réaction épidermique chez le téléspectateur partagé entre incompréhension, effroi, dégoût, crise cardiaque, sentiment de révolte ou fonte de coeur genre "oh putain ! OH PUTAIN !!" (24) ou "Non, c'est pas possible, ça veut dire qu'on est dans le futur ???" ("Lost", "Heroes") ou "Naaaan ! L'embraaaaasse pas !!!!!" ("Grey's Anatomy", "Friends") ou "Dans ton cul !!!" ("Melrose Place")
Règles à savoir pour tout personnage récurrent de série.
Lors du "season finale", il ne faut jamais JAMAIS rester seul le soir dans son bureau, sans garde du corps.
(Dallas, soit le cliffhanger le plus célèbre de la télé)
Il ne faut jamais, JAMAIS assister à un mariage. Never !
(Dynasty, avec un cliff de folie lors d'un mariage royal gâché par une bande de mercenaires sanglants qui veut renverser le royaume de Moldavie.. non je ne bois pas le matin, ils l'ont vraiment fait)
Ne jamais faire de test de paternité.
Eviter les lieux publics (attentat, prise d'otages, braquages)
Ne pas prendre la voiture.
Ne pas prendre l'avion.
Ne pas monter à bord d'une soucoupe volante (ça s'est vu).
Ne pas se faire opérer.
Eviter la piscine.
Ne pas jouer avec les allumettes.
Bref, une bonne fin d'épisode doit nous laisser sur un suspense insoutenaaaaa-able. Surtout en fin de saison. Les enjeux sont énormes. Les producteurs espèrent qu'avec un bon cliff, le public va se mobiliser et que la chaîne va recommander une nouvelle saison. En général, les scores d'audience sont au plus haut lors de cet épisode, car le public sait qu'il va se passer quelque chose!
Et puis la fin de saison, c'est aussi le moment idéal pour renégocier les contrats... Hé hé... Le producteur est là dans son bureau, à fumer son gros cigare, il regarde les contrats et se dit "toi, tu veux trop de fric ? Bam ! Je te fais tomber dans un ascenseur !". ou "Alors comme ça tu fais chier tout le monde avec tes remarques homophobes et tu arrives tout le temps en retard sur le plateau ? Bam ! Tremblement de terre ! La poutre dans ta gueule !"...
Parfois, ce sont les acteurs qui veulent quitter la série. "J'veux faire du cinéma !", "J'en ai marre de mon personnage !", "J'veux monter une pièce de Tchekhov en off à Avignon !". OK...
J'en ai vu des cliffs dans les séries télé, tous genres confondus. C'est difficile de me surprendre. Il y a deux ans, j'étais tombé sur "Plus belle la vie". Ils avaient fait un truc de ouf : un mec, visiblement super méchant vu qu'il partait en taule, serrait dans ses bras sa femme je crois.. Il lui dit "tu sens l'alcool". Elle allume un briquet et lui dit "va brûler en enfer !!". Et là, ils prennent feu tous les deux ! Génial !
Le dernier cliff de la mort que j'ai vu, c'est dans "Paris 16ème", pour le 80ème et ultime épisode de ce soap, diffusé dans l'indifférence générale vendredi 19 juin à 13h35. Résumé en images.
Nathalie Richard as Alexia de Saint-Faye, ruinée et pas contente contente, enfile des gants...
Clémence Brétécher as Hermione de Saint-Faye, cocue, pas contente contente, fume une cigarette avec des gants...
Pendant ce temps, scène de la vie quotidienne dans un couple.
La fille veut lire, le mec veut baiser. Classique.
Et puis d'un coup, la porte de la chambre s'ouvre en caméra subjective. Oh oh..
Bien gore, bien efficace ! L'épisode était déconseillé aux moins de 10 ans.
Pas tendre comme fin d'épisode. Mais bien à l'image de la série, violente, pas mièvre, cynique. On saura jamais qui est mort, et qui a tiré. Tadaaaaa.
Bon allez, c'est pas tout, au boulot, j'ai un cliff à dialoguer moi !
20/06/2009History Repeating Itself
Je suis en boucle Charlotte Rampling.
Depuis hier, je me répète inlassablement dans ma tête, dans mes rêves "Mon Dieu, c'est épouvantable, comment je vais réussir à tout faire ?" suivi de "Cette année, j'ai besoin de me reposer, j'ai vraiment besoin de faire un break".
C'est toujours la même chanson : je ne veux pas travailler mais moi y en a vouloir des sous. Les phases d'apparent farniente virent du jour au lendemain à la surcharge de travail et aux délais démentiels alors qu'on vient de passer un mois à attendre (mollement) que le téléphone sonne. Toujours tout en même temps. Il faut rester philosophe : profiter du moment et faire ce qu'on peut. Comme disait ma grand-mère à ses petits-enfants : "tu peux peu". Yes I can !
Bref !
Il y a des jours marquants dans une vie. Moi, professionnellement, c'est les Vendredi 19.
Vendredi 19 Décembre 2008 : coup de fil de mon producteur m'annonçant que France 3 signait la convention d'écriture de "mon" projet de 6 x 52, avec pour impératif de tourner en septembre 2009. Youhou! On en est aux dialogues et faut avoir tout terminé pour fin juillet.. Argh.
Vendredi 19 Juin 2009 : coup de fil d'un nouveau producteur, m'annonçant que TF1 signait la convention d'écriture pour un-téléfilm-comédie-unitaire-pilote-d'une-nouvelle-série-mais-faut-d'abord-voir-les-scores-du-premier. Youhou ! La nature de ce projet et la façon dont il est arrivé à moi sont tellement improbables que ce coup de fil ne m'a pas surpris. Comme quoi la distance, le lâcher prise, ça marche. Sauf que mon sourire s'est vite figé. "Tu peux nous faire un synopsis de 20 pages pour mi-juillet ?". Hein ? Et mes wacances, me suis-je entendu hurler à moi-même comme un cri qui vient de l'intérieur ? Mon Dieu, c'est épouvantable, comment je vais réussir à tout faire ? J'ai vraiment besoin de faire un break.
Solution :
Non mais je suis content, faut pas croire ! Je suis une gagneuse. Mais c'est vrai que je ferai volontiers plouf plouf au fond de la piscine, ou plus précisément dans le bassin d'Arcachon comme chaque année.. Cette fois-ci, je crois bien que je vais emporter mon ordinateur... Il paraît qu'il y a plein de scénaristes qui font ça.
17/06/2009All The Young Dudes
Question : comment faire pour dialoguer "jeune" sans faire vieux con qui veut parler djeun's ?
Moi j'dis, faut donner les indications de dialogues aux comédiens et après genre, ils se démerdent quoi. Dans "Foudre", une série djeunesse de France 2, les acteurs y improvisent quoi, ils sont trop contents. Et le public y kiffe tu vois, genre il sent carrément que ça lui parle quoi. C'est un truc de ouf. Moi je crois que je vais dire à mon vieux (= mon producteur) que y en a marre, tu vois j'suis pas comme eux quoi, genre j'ai plus de boutons et je sais rouler des palots quoi ! Alors merde, vas-y, j'veux pas faire mon bouffon, tu vois, moi c'que je kiffe c'est le C.O.D et les participes passés et là tu frustres trop mon désir de faire des phrases bien articulées tu vois quoi. C'est trop crypto-fasciste c'que tu me demandes là. Hein ? Quoi, tu veux me filer moins de thune ? Attends, mais genre là, c'est abusé ! Ça me fout trop les boules là, j'ai carrément la haine là.
15/06/2009Just A Gigolo
Alors voilà, ça c'est un peu moi en ce moment.. Je suis très "gagneuse", je travaille jour et nuit sur une série où les mots "pute" et "salope" reviennent minimum toutes les deux pages de dialogues. Voilà, je suis la Julia Roberts des scénaristes, mais attention celle du début, celle de "Pretty Woman". Je ris beaucoup, je m'en prends un peu plein la gueule aussi, et je rêve de suite présidentielle avec une grande baignoire.
Bon ça y est, je sens que je pars en vrille. Faut dire que dialoguer 52 minutes en moins d'une semaine, ça laisse des traces. J'ai fait que ça et regardé des films pour me rebooster. Un film en appelant un autre, je me suis fait le concentré d'une décennie cinématographique en trois films, avec pour fil conducteur la prostitution, de près ou de loin. Ben quoi, j'aime me documenter.
Les années 80 commencent avec "American Gigolo" ou l'histoire de Richard Gere, beau comme un Dieu, prétentieux comme jamais, pauvre mais fier, même s'il accepte de temps en temps des "tricks" avec des "fags". Le film a des accents bressonniens (enfin, surtout la fin, apparemment) mais surtout, on le voit tout le temps à poil et il y a plein de variations de "Call Me" de Blondie. L'amour s'ouvre à lui dans les dernières images. C'est assez chouette même si le film a pris un coup de vieux.
La scène des gravity boots a été reprise dans le clip "Freedom 90" de George Michael :
Dix ans plus tard, dans "Pretty Woman", Richard Gere ne fait plus la pute. Il est businessman, a fait fortune, ses cheveux sont gris, il est encore plus sexe mais maintenant il paye. Et c'est Julia Roberts qui prend l'oseille. Sauf qu'elle n'est ni prétentieuse, ni fière et dès les premières images, elle veut tomber amoureuse. Pute au grand coeur en voie de rédemption via les boutiques de Bel Air et les champs de courses..
On a dit que c'était une version sulfureuse de Cendrillon. Conneries ! C'est complètement abject, la prostitution est montrée juste comme un chemin vers l'amour... Bienvenue dans les années 90 !
Et au milieu de cette décennie, en 1985, on a quoi comme film ?
"Recherche Susan Désespérément" pardi !
L'histoire de Roberta, une bourge désespérée de Long Island qui ne rêve que d'une chose : devenir Madonna, soit une pute fauchée. C'est quand même un schéma un peu moins convenu, même durant ces années reagan.
Quant à moi, j'hésite entre pute bourgeoise mais sincère et scénariste travailleuse mais respectable. I love my job.
11/06/2009I Want To Ride My Bicycle
Comme Christine, j'ai le nez dans le guidon, je pédale comme jamais (au fond de la cave), je suis un peu à l'ouest mais je suis toujours là !
Une pensée pour une autre Christine (qui rêve de diriger Arte... dream on !) : Courage, petite. Peut mieux faire avec plus de persévérance (et surtout des idées moins cons)
Eva Forever (c'est la fille à gauche, la vraie)
allez, j'y retourne ! 25/05/2009"... quinze jours à Cannes, tout est possible..."
(photos Vincent Kessler, Jean-Paul Pélissier, Vincent Kessler) Can The Can
Je suis en chômage technique depuis quelques semaines, mais surtout depuis huit jours... et je l'avoue, j'adore ça !
Aucune envie de tomber dans les clichés du scénariste livré à lui-même, se rongeant les ongles jusqu'au sang, appelant tous les quarts d'heure son agent et ses potes "t'as pas un plan taf pour moi ??!?", se levant tous les matins en se disant "putain, faut qu'je pitche, faut qu'je pitche !" tout en s'interrogeant sur les possibilités de reconversion les plus pathétiques entre deux tasses de café de trop. Nin-hiin ! Très peu pour moi. La culpabilité de ne pas bosser, c'est ter-mi-né !

C'est formidable, j'en fous pas une, je glande comme une bande d'ados boutonneux, je suis une vraie larve, je passe des heures sur google à chercher des infos sans grand intérêt, je bouffe du Galak devant Youtube (non en fait, une sorte de gazpacho, hommage à Pedro "et ma palme ?" Almodovar). Bon, si, je bosse un peu. Je regarde des films. Plein. C'est important pour un scénariste de voir les films des autres, c'est inspirant, faut se nourrir blablabla. Pareil pour les livres, les essais : je me do-cu-men-te ok ? Quel pied, quel pied. En plus, avec cette chaleur estivale, c'est vraiment criminel de travailler.
Bon, en même temps, j'ai fait comme tous les Français ces dernières semaines : je fais le break. Tout comme Nadal (wouah, jeu de mots ringard qui fait rire que nous). D'ailleurs, y a Roland Garros qui vient de commencer. Pourvu que mes prods ne me rappellent pas de sitôt ! Pas le temps. Y a les matchs à suivre, mais pas que. Je dois organiser mes vacances de cet été et c'est du taf ! Comme je veux faire un échange d'apparts, j'ai encore des petits trucs à changer pour rendre mon humble demeure fort attrayante. Non franchement, ça m'arrangerait d'être encore un peu au chômage. Ecrire ne me manque absolument pas. D'ailleurs là, je me force un peu à écrire.
OK, vous allez me dire "et ton loyer?", "et comment tu vas faire pour bouffer ?", "tu t'es inscrit aux Agessa ?" "et ta retraite Ircec, t'as payé ?". Alors là, j'ai envie de dire "TA GUEULE !". Ce que les gens, ce que la vie, peuvent être vulgaires parfois...
Sinon, donc côté films, j'ai vraiment beaucoup beaucoup aimé "Romaine par moins 30" et un peu moins "Etreintes Brisées" mais ok, ok, je vais le revoir : je viens de me souvenir que je m'étais un peu endormi au début. Ce qui me gêne, c'est qu'il se soit cité aussi largement. Et j'ai été moins emporté que par ses derniers. Mais les films c'est comme les histoires d'amour, parfois lors du premier rendez-vous, ça ne prend pas. Alors, il faut se donner une deuxième chance. On peut faire ça avec Almodovar, moins avec Lars Von Trier. A part ça, j'ai très envie de voir le nouveau Resnais, voilà c'est dit.

Le problème en ce moment au cinéma, enfin dans les salles MK2, c'est qu'ils foutent en permanence avant le début de la séance la compile "Madame Aime", un truc lancé par Madame Figaro et les Putafranges (déjà, j'ai l'impression d'avoir tout dit) qui ont fait appel à 14 actrices pour qu'elles reprennent des tubes des années 70 - 80 = soit l'idée la plus con et la plus putassière depuis belle lurette. Et c'est comment dire pour rester poli ? inégal. Très. La version de "Du bout des lèvres" de Mélanie Laurent, et celle de Virginie Ledoyen "l'amour à la plage" pas trop mal (elle aurait dû reprendre du Sheila). Mais en comparaison, la b.o. de "8 Femmes" était un chef d'oeuvre. Nan j'déconne, j'ai pas tout écouté en plus.
Allez, une vraie bonne reprise (ça faisait longtemps) :
17/05/2009Night Fever
Eurovision, 16 mai 2009
John, moi, des légumes et du Mâcon (parce que faut pas déconner), nous avons regardé l'Eurovision. Oui, c'est naze, c'est kitsch, c'est dépassé, c'est au delà du mauvais goût de tafiole, mais merde, on est fidèles.
A peine assis sur le canapé que nous commençons à ricaner devant la rétrospective bouche-trou : Patrick Juvet chantant "Je vais me marier", Céline Dion et Lara Fabian dans les années 80... c'est bon. John part tout de suite en live quand on nous présente Patricia Kaas : "chanteuse de kermesse !!", "pourvu qu'elle pète durant sa chanson !". Il la hait. Moi tout ce que je veux, c'est des putes et qu'un pédé gagne.
Le générique démarre et déjà on beugle. C'est tout pourri ! Et c'est quoi cette cérémonie d'ouverture entre J.O. et Freaks ? Et ces commentateurs, Cyril Hanouna et Julien "ouais, j'suis toujours pas viré !!" Courbet ? Rendez-nous Dave ! La compèt' démarre et nous sommes tout tristes : pas de traditionnelles images de l'office du Tourisme... Tout fout le camp.
Lituanie
Premières notes qui ressemblent à du Queen. Ça n'articule pas mais ça fait jaillir du feu de la main, chapeau. Y a un bon esprit seventies mais on veut des putes, merde ! La chanteuse ressemble à Julie Ferrier ou à la fille de JPierre François. Bon début : 14/20
Israël
Qu'est-ce que ce duo invraisemblable, crypto-lesbien ? Ah pardon, apparemment, c'est une chanson pour la paix. Mais c'est bruyant et ça tape des percus sur des barils de Gama dorés. Bof, pas drôle. 7 1/2.
France
John vomit la Kaas. Moi j'écoute tout en me pinçant. On est en 2009 ? Parce que la chanson simili-Brel, les flonflons, la tenue Piaf sexy, c'est pas hyper actuel quoi. Et le public qui applaudit toutes les trente secondes, c'est Poutine qui régale ? Ah, elle danse sur la fin... John est hyper déçu : elle n'a pas pété.
Suède
Oh mon Dieu, les années 90 sont de retour ! La chanteuse, c'est simple on dirait Darryl "Splash" Hannah avec la voix de Kimera. Y a des danseuses qui ressemblent à des profs de musique sadiques et saphiques. J'adore. 17/20
Croatie
Un nain et plein de Sylvidres. A la moitié, une goudou en blanc se met à hurler genre doigt coincé dans une porte. Ça + soupe orientale = 6/20.
Portugal
John s'enflamme : "c'est du folk composé, il y a une vraie mélodie, ils sont véridiques". Ouais, on dirait "It's a small world" avec une boîte à musique géante comme décor et un bear qui remue du cul (John : "un Portugais quoi"). John donne 18/20, moi tout juste la moyenne.
Islande
J'admire les belles dents de la chanteuse et reste fasciné/effrayé par sa robe.
Musicalement, c'est ce que Madonna a fait de pire.. Heureusement, les pompons de sa robe la sauvent... Je suis prêt à donner une bonne note jusqu'au moment où un dauphin traverse l'écran. Je cautionne pas. 8/20.
Grèce
John résume le chanteur d'une phrase lapidaire : "c'est Patrick Simpson-Jones chez les 2be3". Le mec saute, gesticule comme un Power Ranger et chante sans s'essouffler... On me la fait pas. 7/20.
Arménie
Imaginez Jeanne Moreau dans les Rois Maudits qui fait de la "dance du ventre" dans des décors Top Club. J'adore. 13/20.
Russie
Rien à foutre. Je boycotte (c'est mon acte militant du jour) tandis que John gratifie la prestation de "Kusturica sous Prozac".
Azerbaïdjan
Nous hurlons de joie : "Vlà des putes, des vraies !!!". Explosions de founes, plein de danses collé-serré entre filles, qui portent des cuissardes en feuilles d'or. Un 13/20 enthousiaste !
Bosnie-Herzégovine
De loin, le chanteur ressemble à David Beckham. Gros plan... aïe, c'est plutôt Patrick Bouchitey en fait. A part ça, c'est ni fait ni à faire. 11/20.
Moldavie
Ah la Moldavie... ça nous rappelle "Dynasty". Je veux proposer de rejouer quelques scènes (moi en Roi Galen et John en Alexis) mais... y a la Kaas qui parle alors que la chanson commence ! John hurle au scandale "aucun respect ! kaas toi !". Tout ça pour regarder une sorte de Casatchok ousbèque. 11 1/2.
Malte
Moi : "Malte propose toujours des chanteuses grosses, c'est fou..." On dirait qu'elle a mangé Céline Dion. Oh punaise, elle est vénère, elle hurle ! 9/20. Le niveau baisse gravement depuis l'Arménie.
Estonie
Qu'est-ce que c'est que cette arnaque ?? Ils ont tout pompé sur... putain, John c'est quoi déjà cette chanson ?!? (c'est la chanson de Zorro "I want to spend my lifetime loving you", pas de doute, on est bien dans un revival 90's) Je vote pas. Dis-qua-li-fié !!
Danemark
Oh pétard, voilà un chanteur blond "j'ai 23 ans mais j'en fais 35" qui chante "I want to believe, girl". Nous ricanons. Il se tient toujours arc-bouté. Il veut faire caca ? 6/20
Allemagne
C'est officiel, Louis Bega est de retour ! Musicalement hein... Ah, y a Dita Von Teese à la fin. Bizarre mais bienvenu, cette fille est adorable. Allez hop, je suis généreux : 13/20
Turquie
Ah enfin de la couleur dans les costumes, et une vraie chanteuse (sorte de Tori Spelling avec des poignées d'amour) ! Ça danse, ça virevolte, y a un pédé à flip (il fait des bonds de partout). J'adore ! Ma préférée : 18/20 Vivement la Turquie dans l'Union Européenne ! (c'est mon acte anti-sarkozyste du jour)
Albanie
Une sorte de Geri Haliwell locale, bien radasse, qui danse sur du beatbox oriental. J'ai oublié de noter.
Norwège
Ça commence mal, je hais la jig irlandaise. Mais le mec est mignon, on dirait un modèle de "Bel Ami". C'est lui le gagnant ! L'an dernier, le Russe avait gagné et deux jours plus tard, on ressortait ses photos érotiques gay... Ça se confirme : les danseurs miment l'acte sexuel, la chanson parle de conte de fées... Et y a des flips en veux-tu en voilà ! Allez zou, 14 !
Ukraine
Oh mon Dieu, c'est quoi, c'est la Cher locale, l'Amanda Lear du coin ? Renseignements pris, la chanteuse a 27 ans... Y a plein de pédés à crètes mais c'est super mal filmé, on voit rien. Les Russes sont définitivement de gros homophobes ! 15/20
Roumanie
Ambiance amazones. C'est simple, on se croirait sur l'île de Wonder Woman. Mais il n'y a aucun strip-tease. Nous sommes déçus. 5/20
Royaume-Uni
John se lève pour aller aux toilettes, je vais chercher le dessert... bref, tout le monde se fout de cette gueularde. 1/20
Finlande
C'est vilain, le Puff Daddy finlandais ressemble à Didier Gustin. Aucun intérêt. Il est temps que ça s'arrête ! 4/20
Espagne
Ambiance patinage artistique avec une Nancy Kerrigan qui sait pas chanter. Nous, on voulait Tonya Harding ! Mais y a un pédé à flip. 5/20
Une heure plus tard... Patricia Kaas finit huitième avec 107 points, soit plus de points ramassés qu'en 10 ans d'Eurovision. Pas mal, Patou ! C'est la Norwège qui a gagné. Contrat rempli !
04/05/200929/04/2009Wow
"40 ans, toujours couillon"
Hey, that's me !
Bon ben voilà, ça c'est fait.
Maintenant, je vais pouvoir répéter "c'est plus d'mon âge", "de mon temps..." et là, je n'aurais même plus honte. Je pensais que ça allait être plus flippant et en fait, ça va. C'est comme l'argent, c'est juste un chiffre. Il paraît que la vie commence à 40 ans, on ne devient réellement auteur qu'à 40 ans, la chrysalide, tout ça..
Alright ! Let's kick some ass !!
28/04/2009Rien Ne Presse
"I need a new scene"
Ouh le stress monte, monte, monte... 23/04/2009Denise, Denise
STOP
ENCORE
22/04/2009The Politics Of Dancing
Depuis le temps qu'on attendait ça... enfin un téléfilm historique sur un sujet récent (enfin.. mai 68...) avec un peu de point de vue et pas juste bêtement chronologique (tous les téléfilms de France 2) ou qui ne change pas les noms de peur de se prendre des procès dans la gueule ("L'affaire Villemin", "L'école du pouvoir"...). En même temps, tous les protagonistes de "Adieu De Gaulle, Adieu" sont morts dans la vraie vie (sauf Chirac, très bien dépeint), les producteurs (Serge Moati) ne couraient pas trop de risques.
Donc, c'est l'histoire de Mai 68 et la débâcle de De Gaulle qui s'en fout, tout ce qui l'intéresse, c'est le prestige de la France à l'étranger. L'histoire d'un vieux con qui comprend pas que les temps ont changé. C'est un peu notre "The Queen" à nous. Pas mal d'humour (ah De Gaulle en pantoufles...), des figures politiques bien caricaturées (le couple Pompidou est génial), un peu de reconstitution mais pas trop, deux ou trois passages un poil barrés (De Gaulle rêve d'un CRS prêt à le charger, un conseil des ministres filmé avec les Shadoks en fond sonore)... Et puis de la mise en scène et des putains d'acteurs qui passent leur temps à cloper : Didier Besace en Pompidou (sa femme jouée par Delphine Rich, parfaite avec ses boucles blondes et ses yeux exorbités), Eric Caravaca, Guillaume Gallienne, Serge Riaboukine (parfait en général mal dégrossi), Catherine Arditi en Tante Yvonne... Que du bon.

Mais on est encore loin des Américains et des Britanniques dans le genre "revisitons l'Histoire récente en nous amusant". "Frost/Nixon" est un film, réalisé par Ron Howard, plutôt pas mal. Oui je sais, il y a une contradiction dans les termes. Bon, c'est avant tout une pièce écrite au cordeau (malgré quelques inexactitudes) pour deux acteurs immenses (surtout Frank Langella qui joue Nixon). C'est un duel assez classique entre un has been de la télé un peu benêt et un ex-Président qui veut redorer son image dans une série d'interviews (moyennant 600 000 $, on est en Amérique)... et qui va se vautrer grave. Une sorte de combat de catch littéraire et politique.
Dans le genre en France, on pourrait faire l'entre deux tours de l'élection présidentielle de Mai 81, pareil pour Mai 88, le duel Sarko-Royal, "René Monory, the real story" (qui serait diffusé au moment où un certain lycéen poitevin serait rebaptisé... oups encore une plaisanterie privée). J'adorerai écrire un biopic sur Edith Cresson ! "Tout Edith" (oui bof, pas terrible le titre...)
20/04/2009The Harder They Fall
I love Poitiers in the springtime...
Je me demande pourquoi il n'y a eu aucune chanson sur Poitiers (à part celle de Thomas Fernsen, mais peut-on vraiment le qualifier de chanteur?). C'est vrai que Poitiers ça rime avec pied, liés, billet..
Mais après un séjour automnal sous la pluie, j'ai eu le nez creux de venir voir un bon ami, croisement improbable entre Adriana Karembeu, Monica Geller et Gilbert Carpentier en cette mi-avril ensoleillée.. du moins dans la Vienne.
Ce fut la tournée des grands ducs, un best of poitevin de 48 heures, avec des étapes incontournables telles que la Serrurerie le vendredi soir, le marché du samedi matin, une fin de festival de danse au Tap (pas de claquettes au menu - c'était pour dimanche - mais des élèves de danse contemporaine...), la tournée du tout-gay de Poitiers (aka un bar dont les animations se résument à une paëlla mensuelle, une boîte de jeunes lesbiennes qui se trémoussent sur Julie Piétri, et un Moulin bucolique.. mais heu là ça va pas être possible). Et surtout beaucoup d'éclats de rire francs et massifs sur divers sujets tels que Marielle de Sarnez, la mangue, un rôti de poulet au citron, le voisinage, un salon de coiffure (Simply Jean-Marc Joubert) j'en passe et des meilleures..

En plus, j'ai croisé au marché (pas au Moulin évidemment...) l'une de mes idoles : la tête de liste Ouest du PS pour les Européennes, Bernadette Vergnaud, surnommée "la chouffe" (mais aussi "la touffe" en raison de ses jupes ras le bonbon). Je crois que je l'aime d'amour. Non franchement, merci Docteur* !
Et puis j'ai enfin suivi le conseil de l'indispensable Coco Ronsier (ex pédérama), j'ai regardé "Showgirls" à deux et ce fut mémorable. Je découvre à chaque vision de nouvelles choses, cette fois-ci ce fut la tendance systématique de Nomi Malone à se lécher les doigts, les bulles dans la piscine... Je crois que ce week-end moi aussi j'ai été Nomi Malone (mais chaste).
Apparemment, Chloé Mortaud est elle aussi Nomi Malone. Miss Guadeloupe accuse notre Miss France de l'avoir fait tomber durant l'élection de décembre. Ben tiens, qu'est-ce que tu croyais idiote ?
Allez zou, c'est fini le week-end poitevin, il est temps de reprendre des activités intellectuelles dignes de ce nom. Et si je me mettais à écrire un téléfilm pour TF1 ?
* également connu sous le nom de Ginette Touzalin. Ok, j'arrête les plaisanteries privées.
17/04/2009"... Fab Five Freddie told me everybody's high..."
Pff. J'ai un copain qui a un appart pendant un mois à downtown en ce moment et je peux même pas le retrouver. Tout ça à cause du travail ! Grrr. Je n'irais pas à New York mais à Poitiers. C'est bien aussi (enfin moi, je trouve)
Du coup, je suis tombé sur "Downtown 81", l'histoire de Jean (joué par Jean-Michel Basquiat) qui sort de l'hôpital, marche dans les rues de New York, rencontre une fille en voiture, se fait virer de son appart, va voir des potes, assiste à un concert de Kid Créole & the coconuts avant d'embrasser une clocharde qui se transforme en Debbie Harry.
Debbie Harry qui emploiera Basquiat quelques mois plus tard pour le clip de "Rapture" en remplacement de Grand Master Flash.
Sont y pas mignons... (c'est pas Basquiat, mais Chris Stein)
Question : est-ce que "Basquiat" le film de Julian Schnabel vaut la peine ? J'ai regardé à vitesse grand V, en scrollant sur mon VLC, j'ai juste vu que Bowie en Andy Warhol ressemblait fortement à Françoise Hardy et que Courtney Love était plus hideuse que jamais (le film a été tourné en 95 je crois). Cela dit, y a aussi Parker Posey, Dennis Hopper, Christopher Walken, Gary Oldman, Willem Dafoe, Benicio Del Toro... Oui mais y aussi Claire Forlani dans un rôle majeur.
Décisions, décisions...
('tain on comprend rien but it's art, ok ?)  |