06/08/2008

06/08/08 - 23:19

Am I Living In A Box ?



Hiiiii hiiiiii, j'ai ptet trouvé mon appart.
Du caaaaaalme. J'ai été assez désillusionné ces derniers mois par mes recherches immobilières pour ne plus faire mon enthousiaste (ah le faubourg saint martin, la rue aux ours, sigh sigh). Et puis il est cher cet appart, et pas dans le quartier que je voulais. Hein, voilà on va dire ça. Je suis trop pressé de faire une crémaillère, de faire une bonne grosse fête dans un appart parisien... Mais il n'est peut-être pas fait pour moi (dis-moi que tu m'aimes).

En même temps, quand je l'ai rencontré ce deux pièces de 50 mètres carré (i'm such a size king), j'ai eu un bon gros flash. Le premier truc que je me suis dit "y a plein de couloirs et de recoins, on va pouvoir jouer à cache cache !" Heu. Il est spacieux, il a du cachet comme on dit. OK, il est situé dans une sorte de no man's land du 9ème dans le triangle des Bermudes Blanche-Trinité-Place Clichy. Et le soleil illumine le salon uniquement l'après-midi. Mais il a de la gueule. Hier, c'était le coup de foudre. Aujourd'hui, mon dossier étant plutôt bien parti, je me pose des questions. Le flip de l'engagement. Comme une belle maîtresse qui me tend les bras, mais avec qui l'avenir n'est pas assuré, alors que finalement je suis pas si mal avec bobonne. Hum. Serais-je lâche ? Pourquoi suis-je si pressé ? Ah oui, envie de bouger, d'aller voir ailleurs si j'y suis. Une crise de la quarantaine en avance, autour d'un bien immobilier. I'm free to do whatever I want.



Aujourd'hui, j'ai siroté un Perrier sur une chaise longue en regardant l'Ile Saint Louis en charmante compagnie. Je te dirai n'importe quoi, ce sera bien. Paris au mois d'août, c'est pas mal quand même. C'est un peu lent, lancinant. Pourquoi se presser ? Bang Gang joue ce vendredi à Paris Plage à 19h20 (comme les actualités régionales sur FR3). Drôle d'idée... mais j'en serai.



05/08/2008

05/08/08 - 00:43

Making Plans For Nigel



L'espace d'un week-end, j'ai rencontré deux producteurs fort sympathiques.
En fait de rencontrer, je les ai plutôt découverts. Sur mon écran LCD. Et ils sont américains.

Jusque là, j'avoue avoir été un peu déçu par les producteurs français. De télévision évidemment, parce qu'au cinéma, on peut dire ce qu'on veut, mais s'il y a une qualité dont ils ne manquent pas, c'est bien le courage. A la télé, c'est une autre affaire. Mais c'est le système français qui veut ça, les producteurs télé sont complètement dépendants des chaînes parce que ces dernières coproduisent. Elles imposent finalement tout et les producteurs sont obligés de suivre. Impossible (ou presque) dans ces cas de "secouer les cocotiers" (private joke). Non pas que je rêve qu'il y ait un producteur qui veuille mettre en chantier "Six Feet Under : the french generation" mais parfois j'aimerais juste rencontrer un producteur télé un peu dingue, couillu, qui tape du poing sur la table pour dire "c'est comme ça et pis c'est tout ! merde !", bref un mec ou une nana pas trop frileux-se, avec un vrai point de vue, du goût, du courage. Pas quelqu'un qui veut juste remplir des cases.
Parce que moi, tout petit scénariste, j'ai bien du mal à soutenir mes projets tout seul même quand je sais que bordel, ça pourrait faire une chouette série, nom d'une pipe !

Mais ce week-end, ô joie, j'ai rencontré virtuellement deux producteurs épatants.

D'abord, Robert Evans (le mec à côté de Roman "je t'aime d'amour" Polanski), producteur de "Rosemary's Baby", "Love Story", "Le Parrain", "Chinatown", "Marathon Man"... Grand bonhomme. Génial documentaire qu'est "The Kid stays in the picture". Et nous, qu'est-ce qu'on a fait pendant ce temps ?



Le deuxième, c'est Larry David, à la base créateur-scénariste-producteur-millionnaire de "Seinfeld" et qui a créé, écrit, produit, joué son propre rôle dans cette excellente série qu'est "Curb Your Enthusiasm" (cache ta joie). Le mec personnifie l'art de se foutre dans la merde en étant désagréable ou maladroit vis à vis de connards finis vivant à Los Angeles. C'est la sitcom la plus drôle, la plus fine depuis "The Larry Sanders Show". Et pratiquement tous les dialogues sont improvisés. Un rêve de scénariste feignant (pléonasme).



A propos de Los Angeles, quelqu'un a vu "Model Shop" de Jacques Demy, sorte de suite à "Lola", réalisée en 1969 ?
Et surtout, quelqu'un l'a en DVD ou VHS ? Je ne l'ai jamais vu. Ce serait une bonne façon pour moi de boucler la boucle. Quoique non, la boucle n'est jamais bouclée. Je suis fait pour les loopings, les grands 8. Toujours prêt à faire un nouveau tour de manège. Toujours !

Et puis non, les histoires ne meurent jamais. Les personnages, encore moins. Qui sait, un jour, on retrouvera peut-être l'un des héros des Chansons dans un autre film. Jeanne la vieille soeur (mais c'est peut-être déjà le cas) ou Alice. Alice through the looking-glass. Darkly ?




01/08/2008

01/08/08 - 19:03

24 Hours From Tulsa



Recette d'un week-end parfait :

- rien à faire niveau boulo, pas de deadline pour lundi 9h
- des amis à voir en toute improvisation
- une ballade nonchalante avec un bel homme
- une expo, un film, un verre à partager
- une chanson sur laquelle danser et s'enivrer
- des taxis disponibles après deux heures du matin
- un temps de rêve

Bon, pour le soleil, c'est un peu râpé...
Tant pis, nous ferons ensemble ce qui est interdit, nous irons ensemble à la buvette... Ben tiens !



Heather Matarazzo et sa copine Carolyn vont se marier. A priori, on s'en fout mais on parle quand même de Dawn Wiener, l'héroïne de "Bienvenue dans la maison de poupées", un film majeur des années 90. Et puis, je les trouve super mignonnes toutes les deux.



J'adore l'album de Cut Copy, trio d'australiens à mèche. Bon, quand on les voit comme ça, on peut les trouver prétentieux. Mais ils ont beaucoup d'humour. La preuve, y a un titre "Hearts on fire", avec des nappes de synthé très "Neverending story" et des petits cris "aow ! ooh !" tout droit sorti d'un morceau des Pet Shop Boys des années 90. Oui, dit comme ça, ça peut faire peur. Mais c'est très bien, très sautillant. Put on your red shoes...



30/07/2008

30/07/08 - 23:28

After You, Who ?



Bon alors, "Après Lui" de Gaël Morel. Ça fait un bail que je devais le voir ("un admirateur de Catherine Deneuve n'a pas le droit, ne peut pas se permettre d'être médiocre... en tous cas, moi je ne le pourrais pas") mais à sa sortie, il y avait "Las Canciones de amor", je pouvais pas tout faire.

J'ai vu. J'ai pas aimé, j'ai pas détesté. J'ai pas accroché, mais j'ai pas non plus décroché.
C'est un peu comme pour Lyon (où l'action se situe), j'arrive pas à avoir un avis. C'est un film un peu hybride, à croire qu'il a été écrit d'une façon et tourné d'une autre. Les meilleurs moments sont les passages de suspense psychologique, quand on se dit " 'tain mais qu'est-ce qu'elle veut Deneuve là ??", quand on se demande comment ça va finir. Pendant toute la vision du film, j'ai imaginé une version hitchcockienne, une sorte de "Rebecca" du point de vue de la gouvernante. J'ai aussi pas mal pensé à "Vertigo" : Deneuve est souvent filmée de dos, son chignon me faisait tout le temps penser à Kim Novak.



J'avoue avoir ri au mauvais moment (quand elle veut refiler un scooter sur un pont, elle fait très camelote), mais j'ai eu aussi la larme à l'oeil au tout début. Les mélos, parfois c'est efficace. Je me ferai bien un Douglas Sirk...


29/07/2008

29/07/08 - 14:02

Summer Nights



Vu hier soir sur Arte "La Notte" d'Antonioni. Bon, c'était en vf et le format était pourri (arte est passé en 16/9ème mais pas Noos, du coup j'avais l'impression de regarder une VHS ntsc), mais je me suis pris une bonne claque ! Jeanne Moreau, Marcello Mastroianni, Monica Vitti le temps d'une journée et d'une longue nuit dans un Milan peu à peu ravagé par le modernisme. Des scènes d'une beauté renversante comme l'allumage de feux d'artifice, le parc au petit matin, cette longue fête mondaine, élégante, creuse mais où tout peut basculer...



Il y a aussi ce long passage hypnotisant dans le cabaret où une danseuse black fait tout un numéro de contorsion avec un verre de vin. Et pendant ce temps, le couple Jeanne - Marcello qui n'a plus rien à se dire. Terriblement beau !



A propos de Milan défigurée, Françoise Hardy avait repris en 1966 "Il Ragazzo della Via Gluck" d'Adriano Celentano qui parlait de ça justement. C'est devenue "La Maison où j'ai grandi", mais elle l'a chantée en italien aussi. Tiens ça me fait penser, faut que je revoie "Masculin Féminin", j'avais complètement oublié qu'elle y apparaît. Problème : mon amule (sur Mac) ne marche plus, je n'arrive pratiquement plus à télécharger... Que faire ? Non, ne me conseillez pas de me mettre sur PC pour autant, je ne suis pas à ce point désespéré :-)




25/07/2008

25/07/08 - 09:00

Back On The Chain Gang




"Whoopee-tee-yi-yo. Get along little dogies. It's your misfortune and none of my own."



Françoise Hardy "Sole Ti Amo"
(version italienne de "Soleil")

24/07/2008

24/07/08 - 00:05

The Ballad Of Lucy Jordan



C'est comme ça qu'elle aurait dû appeler son film Zoé Cassavetes, "The ballad of Lucy Jordan" : "at the age of thirty-seven she realised she'd never ride through paris in a sports car with the warm wind in her hair." Mais le double sens de "Broken English" va parfaitement à l'héroïne. En tous cas, Marianne rules ! Elle ne joue pas dans le film, mais il y a Gena Rowlands et Bernadette Lafont (au départ, c'était Jeanne Moreau qui était pressentie).

J'ai donc vu "Broken English", un an après Pheel. C'est pas mal, une comédie romantique lente, autour d'une Bridget Jones mince et triste. C'est pas toujours très enlevé, mais c'est sincère. Et Melvil Poupaud est extrêmement raah lovely.

Et puis il y a Parker Posey. J'adore Parker Posey. "House of Yes", "The Daytrippers", "doom generation", "Clockwatchers"... Ça me rappelle mes années de vache maigre quand je courais la pige et les projos au Club de l'Etoile. Parker Posey, c'était la reine des films US indés des années 90 avant que ce genre ne soit absorbé par tous les studios. A part "Scream 3" (où elle parodiait génialement le personnage de Courteney Cox), elle a continué son petit bout de chemin dans la zone art et essai. J'avais suivi de très près en 1998 un film franco-américain appelé "Les Mésaventures de Margaret" où elle tenait le premier rôle. Le scénario était génial, le film un désastre. Je ne l'avais pas revue depuis "The Anniversary Party" le film co-réalisé par Jennifer Jason Leigh (sigh..). Flûte, sur sa filmo, y a marqué qu'elle a joué dans "Superman returns" et "Allumeuses !", personne ne m'a tenu au courant.



Ce fut une chouette matinée. 10 heures, rendez-vous au Zimmer avec un producteur. On s'est pitchés des trucs. On verra bien, c'est comme les premiers rencards avec un éventuel amoureux, on peut croire que ça part bien alors que c'est pas du tout réciproque. Ensuite, j'ai filé pour visiter un appartement rue des tournelles. Joli coup de coeur, c'est calme, clair, la cour est super belle, l'appart fait l'effet d'une maison.. Depuis, j'attends des réponses, pour le prod, pour l'appart... Ne me laisse pas accroché au téléphone, comme dit la chanson.



Je continue mon cycle Françoise Hardy. Ouais je sais, je me prends pour blowupdoll.com et filles sourires... Sharleen Spiteri lui rend hommage dans son album solo, avec sa chanson "Françoise". Hommage, hommage... pillage oui ! Ça ressemble très fortement à ma chanson préférée de F. Hardy, "Voilà". Jugez par vous-même ! Mais bon, c'est pas si mal que ça. En plus, j'ai mis la version italienne, parce que je sais que dans le noir, là, y a des fans.
Au fait, a-t-elle chanté en japonais ?



21/07/2008

20/07/2008

20/07/08 - 19:09

Ce Mortel Ennui



Je m'ennuie. Ça faisait très longtemps que ça ne m'était pas arrivé. De nos jours, quand on vit à Paris, et qu'on dispose de toute la technologie moderne, il est vraiment difficile de ne pas trouver à s'occuper.
Et bien moi, depuis hier, je glande comme jamais, je ne fais rien, je lis à peine, je reste affalé sur mon canap' ou mon lit, les yeux plongés sur le jardin ou le plafond en me disant "..'tain, je fous rien, c'est booooooon".

Il y a une heure, je me suis demandé ce que je foutais, je commençais à culpabiliser, faut que je m'active, tu vas le regretter, tu pourrais relancer Vincent pour cette ballade improvisée qu'on aime tant, ou te mater "Sérénade à trois" ou te plonger dans cette nouvelle de Tennessee Williams "Le Poulet tueur et la folle honteuse", achetée hier. Au lieu de ça, je papote (comprendre : draguouille) sur internet et j'écoute une compile à boire et à manger (comprendre : une compile des Inrocks).

Dehors, il fait chaud. Tout ça me rappelle fortement ces journées d'été dans la maison familiale en Dordogne (à Villamblard exactement, entre Mussidan, Bergerac et Périgueux) quand j'avais huit ans. Je m'ennuyais légèrement mais comme me disait ma grand-mère, c'est bon de s'ennuyer de temps en temps. Je bullais dans ma cabane installée dans un figuier, ou je me balladais du côté de la palombière. Je relisais "Strip tilt" ou je tannais mon frère et mon père pour jouer au whist. Il n'y avait rien à la télé, sauf cette horreur qu'était "Croque Vacances" (Claude Pierrard m'a toujours gêné, maintenant je sais pourquoi). J'aimais bien "Les Arpents Verts" avec Zaza Gabor, qui fut quelque part la première Patsy Stone. Mais c'était à peu près tout.



De temps en temps, en guise de bouche-trou (comprendre : parce que Denise Fabre n'était pas sortie à temps de salle de maquillage), TF1 diffusait "Love is all" de Roger Glover (un ex de Deep Purple). Ça me fascinait et me répugnait en même temps, toutes ces bébêtes immondes qui dansaient sur cet air babos. Je détestais ce dessin animé mais je regardais jusqu'au bout, jusqu'au moment où les deux papillons s'embrassent.
La chanson, finalement, n'est pas trop mal, surtout ré-arrangée par Gonzales. Va falloir que j'écoute davantage ses disques, j'aime toutes ces productions.. Cool, je me suis trouvé une nouvelle occupation.



Si vous voulez voir à quoi ressemble Elizabeth Teissier en 2008, cliquez ici. Ames sensibles s'abstenir.

17/07/2008

17/07/08 - 21:58

"... plus rien à faire du tout... "



Oh la la, la vie l'été c'est n'importe quoi.

J'ai décidé de rien foutre. Une dame s'occupe pour moi de ma recherche d'appartement. Elle a un look ahurissant : c'est Josiane Balasko en 1980 version tenniswoman.

J'ai pourtant essayé de faire quelque chose de constructif : copier des vhs sur des dvd. J'y arrive pas, j'enregistre toujours des conneries sur Paris Première à la place. Stop. Glandouille time.

Je fous rien, à part regarder des films. Hier, c'était le dernier film des frères Larrieu, "Le voyage aux Pyrénées". Oui, je sais. J'y suis allé en traînant des pieds, y a tellement rien au ciné en ce moment. Super surprise ! Du grand n'importe quoi : c'est un film hétéro-queer. Y a toute une allégorie sur l'amour des ours, une Sabine Azéma en actrice nymphomane, un massage au chocolat, un twist improbable mais super bien mené, Darroussin dans le rôle d'André Dussollier, des paysages sublimes, Philippe Katerine en moine, une liberté de ton totale... Bref, du Resnais vraiment drôle. Allez-y !



Et puis "Assurance sur la mort" de Billy Wilder. Ah, Barbara Stanwyck, l'une des toutes premières femmes fatales du cinéma. Ces gros plans face caméra quand son mari se fait zigouiller ou quand elle tire sur son complice, inimitable.

Côté lectures, y a du bon et du mauvais. Des journaux débiles, quelques pages de DoggyBag saison 1 (j'accroche vraiment pas à Djian). En revanche, "Echo Park" de Michael Connelly, miam. Un bon polar sur la corruption de la justice américaine.

En télé, ce soir, c'est la totale. "Pas de secrets entre nous" (il se passe RIEN, c'est dramatique), "Plus belle la vie" et là, sur NRJ 12 "Chérie, je change de famille", la version originale de "on a échangé nos mamans". Un must absolu de télé-réalité ! Les répliques cultes, mal doublées, s'enchaînent : "je ne suis pas alcoolique", "son problème, c'est qu'il est idiot", "il y a un MacDo dans le coin ?", "elle m'a semblé gentille jusqu'au moment où elle s'est mise à parler", "quand mon père m'a dit qu'on allait à l'aquarium, ça m'a vraiment contrarié", "Il est un peu neuneu mais marrant", "si j'étais Katy, je m'enfuirais !", "Jennifer n'est vraiment pas des nôtres", "toute ma famille a un gros cul", "Drew est vraiment très gentil, j'espère qu'il finira pas comme son père...". Avec un peu de chance, je vais pouvoir enchaîner sur "Reloooking extrême".

Et musicalement, le dernier Christophe. Ça prend un peu de temps pour accrocher, c'est assez dense, très cinématographique, exigeant. J'aime.


17/07/08 - 10:53

Paris, Paris



Une semaine de wacances, comme ça au débotté, j'suis trop fort !
En fait, non, c'est pas de mon plein gré, encore des histoires de planning modifié au dernier moment. Ça saoule un peu mais je commence à être habitué. Dans ce métier, les RTT, les cinq (six ?) semaines de congés annuels ne sont que des mirages de la vie. Quand y a du boulot, faut être là, quand y en a pas, on peut partir. En fait, si on veut vraiment partir en wacances, il faut avoir des obligations genre un mari, des enfants. Là, on peut plus reculer. Moi ça va, c'est pas encore mon cas, je peux toujours me faire rembourser mes billets d'avion et repartir quand ça me chante. Si ça me chante.

Donc, une semaine off plus tôt que prévue. Chouette ! A moi, les séances ciné à 12h, les terrasses désertées, les bouquins en retard, les "Montmawtwe ? Right this way !". Et à moi aussi, la recherche intensive d'appartement. Je suis au taquet !

Le vrai hic dans cette histoire de planning modifié, c'est que je ne pourrais définitivement pas me rendre chez Barbara à Carpentras. C'est dommage, elle a une super piscine. Il me reste Paris Plage. Ouais, bof.

De toute façon, les scénaristes et les piscines, ça n'a jamais fait bon ménage...





14/07/2008

14/07/08 - 20:22

Country House



Un week-end à la campagne, à deux heures de Paris. Une maison avec plein de chambres, loin de tout. Une verrière. Un terrain de tennis. Un champ. Un début de bois. Le portable qui passe pas. Des gens qui ne se connaissent pas tous, réunis pour fêter des anniversaires. Tout était en place pour faire de ce week-end le terrain idéal pour un film d'horreur matiné d'Agatha Christie. Il ne manquait que la piscine et la cave.

J'étais un peu inquiet dans la voiture, à l'idée de passer deux jours à la campagne. Surtout que dans la région, c'est vert. Vert, vert, vert. Ambiance "Shining" garantie ! J'avais prévenu, si je découvrais un labyrinthe dans la propriété, je partais au courant. Mais je visualisais aussi de nouveaux scénarios... Voyons, qui pourrait-on tuer ? A quelle heure ? Dans quelle pièce, avec quelle arme ? Stoooooop ! C'est wacance, alors on se calme et on boit frais de la gaudinette.



En fait, la maison n'avait rien de kubrickien. Non, on louchait clairement du côté de Claude Sautet. Certains jouaient au volley-ball ou au baby-foot (jeunes quarantenaires oblige) tandis que d'autres parlaient boulot ou crèche (info : à la rentrée, les tarifs des crèches parisiennes augmenteront de 38%). D'autres encore se trémoussaient sur Chemical Brothers ou les Rita. Devinez dans quelle catégorie je me trouvais.



C'était bien, c'était chouette. Mais alors les taupes qui bouffent le gazon, c'est juste pas possible. Je suis resté digne, mais ce fut juste. Merchi Dudulle pour ce week-end champêtre et champagne !


11/07/2008

11/07/08 - 09:47

"... je ne comprends que les caresses..."



Journée morose sur Paris, j'ai très envie de retourner au lit !

L'été à Paris, ça peut être très réussi. Les rues sont moins encombrées, les téléphones sonnent moins souvent, on prend le temps de vivre, de flâner, tout en guettant avec envie les cartes postales des amis.
Cet été parisien sera, j'en suis sûr, productif. Chiche qu'à la rentrée j'aurai un nouveau chez moi, et de nouveaux projets d'écriture. Tant pis pour le bronzage, c'est mauvais pour la peau.

Vu enfin hier "Bande à Part" de Godard, pas mon préféré, mais qui révèle quelques instants de grâce autour d'une soirée Place de Clichy : une ballade en métro, une dame qui boit tout droit sortie d'un tableau de Hopper, et Anna Karina qui chante...



C'est agréable de voir un film où Claude Brasseur jeune "remporte" la fille au détriment de Sami Frey.
Ah et puis évidemment, il y a la fameuse scène du Madison ! Presque de quoi donner envie de retourner au "Tango"..



L'été sera-t-il chaud dans les tee-shirts, dans les maillots ?
Avec Brigitte Lahaie, c'est possible. Merci au labo de Libé !





02/07/2008

02/07/08 - 23:52

Freedom



C'est moi ou deux heures plus tard, j'en ai déjà marre de la libération d'Ingrid Bétancourt ?

Christine Albanel, elle, n'a toujours pas été remise en liberté, et tout le monde s'en fout. La pauvre.

02/07/08 - 20:52

The Boys Of Summer



Cinq jours à l'Ouest, au bord de mer, sous le soleil exactement. Un temps de rêve, et des journées entières passées à l'océan, à regarder d'un oeil distrait les surfeurs et autres MNS (maîtres nageurs sauveteurs.. de vraies petites friandises oculaires). Résultat : j'ai bouffé non stop des sandwichs au sable et j'ai pris plein de coups de soleil.

Ce que j'aime le plus, c'est le TGV désert du retour. Chaque année, je me regarde un film, pêché sur internet. Cette fois-ci c'était "Le Dernier Jour" de Rodolphe Marconi. Un film passé complètement inaperçu fin 2004. Pourtant l'affiche fait saliver : Nicole Garcia et Christophe Malavoy, parents de Gaspard Ulliel, avec Mélanie Laurent et Bruno Todeschini dans le rôle des intrus.

Résumé (très subjectif) en images.




Ça se passe sur l'île d'Oléron en décembre. Il y a tout : l'humidité, le vent, les mornes routes, le phare, les mouettes, les maisons sans télévision... De l'ennui surgit une passion paisible, jamais là où on l'attend.

Un film complètement dépouillé, sans enjeux clairs, sans personnages bien distincts, sans problématique clairement énoncée, sans dialogues surlignant l'action... Un film qui ne livre pas tout, qui a des défauts, des maladresses, qui prend son temps, qui le perd aussi pour mieux nous gagner.

Un bon film français de cinéma quoi. Et pétard, le Gaspard Ulliel, j'étais pas spécialement fan, mais alala, il est vraiment talentueux. Idem pour Mélanie Laurent, bien meilleure que dans cette daube qu'était "Je vais bien, je fais caca".

A quand un vrai beau film se déroulant au Cap-Ferret ? Les pins, les maisons de pêcheurs, les maisons de vacances années 50, un surfeur, les rouleaux de l'Atlantique... ça pourrait faire un beau film.


26/06/2008

25/06/2008

25/06/08 - 22:02

This Is The End



Hier soir, avait lieu au Max Linder l'avant-dernière de "Cinq Soeurs" : une petite soirée d'enterrement pour ce feuilleton quotidien diffusé depuis fin janvier 2008 et qui connaîtra son dernier épisode le 4 juillet. Cinq mois de diffusion, 108 épisodes (mais 132 écrits), neuf mois de boulot pour toute une équipe de scénaristes/acteurs/techniciens. C'était l'aubaine : les CDI nous pas connaître. Mais bon, la ménagère, cette grosse pute, a préféré regarder autre chose... La salope, la saloooooope !

Ce fut mon premier soap et une galère boulot comme rarement j'en ai eu. Tout a été fait dans la précipitation, avec une insécurité permanente, une absence totale de transparence, de management humain, voire un certain mépris qui cachait mal pas mal d'incompétences... Ça, j'en a essuyé des plâtres, avalé des couleuvres, vu de toutes les couleurs. Welcome to french television, baby !

Et pourtant, je ne regrette rien. Je me suis souvent éclaté, bien marré, j'ai fait de belles rencontres, j'ai appris à gérer les pires contraintes créatives... Désormais, plus rien ne me fait peur !

J'ai écrit des trucs insensés comme un dépucelage raté, une relation homo compliquée, un mariage impossible, l'arrivée d'un personnage transexuel, des scènes de comédie à la Julia Roberts ou de soumission à la David Lynch, un incendie qui ravage la maison familiale... J'ai pu placer des petites références ciné comme ce personnage de premier de la classe qui s'appelle Stanislas Prévine... Et j'ai aimé rencontrer et me lier avec les comédiens (même si les rapports comédiens-scénaristes sont forcément un peu intéressés).

D'ailleurs hier, il y avait Michel Robbe. J'avais bu trop de champagne et je lui ai sauté au cou en lui hurlant "c'est moi qui ai écrit l'épisode où vous vous faites buter, yeah !!!". Lui, ruisselant de sueur, m'a répondu "ah ouais, sympa..." Je me suis quand même retenu de lui hurler "Wheel ! Of ! Fortune !". Ouf.

Donc, c'était la der de der, et c'était pas plus mal. Depuis l'arrêt de la saison 1 qui s'est transformé en arrêt tout court, je me suis tapé une bonne demi-douzaine de fêtes de fin de tournage et autres pots d'adieu. Stop. Time to move on.



Ce qui me manquera le plus de la série ? Le générique. Images et musique (complètement pompé sur The Verve).
"Too toodoodoo tootooo doo tootoo, jour après jour..."

Ne manquez pas le tout dernier épisode, diffusé le 4 juillet vers 18h20 (le 3 et le 4 juillet, France 2 solde la série en diffusant trois épisodes par jour). Ça se termine sur un cliff de la mort, avec un vrai montage, des effets spéciaux, des gens qui crient très très fort. Hmmm, du bon suspense bas de gamme, de la bonne télé ! (j'ai honte, mais c'est bon)





24/06/2008

24/06/08 - 14:08

Me, Myself And I

(attention, post hautement narcissique)


Le premier talent d'un scénariste, c'est de trouver toujours un bon moyen pour ne pas travailler. L'inspiration, cette chienne, ne vient pas automatiquement et il n'y a rien de plus dur que de se retrouver derrière son ordi ou une page blanche à la recherche de THE idée. Alors, on trouve toujours quelque chose à faire, quelque chose de SUPER utile qu'on doit faire IMMÉDIATEMENT parce que sinon, c'est la cata, et puis à quoi bon repousser toujours tout ? Cette vaisselle doit être à tout prix faite même s'il est trois heures de l'après-midi, il faut absolument que je fasse une machine, le tri de mes vêtements d'hiver, ranger mes factures par ordre chronologique, voir ce film (pour me documenter bien entendu...)...

C'est con, aujourd'hui, j'ai déjà tout fait : vaisselle, machine (chic, je vais pouvoir l'étendre dans quinze minutes !), repassage, nettoyage d'ipod... Ouf, j'ai trouvé autre chose aussi essentielle à faire : un post. Mais un post de scénariste donc super utile pour mes petits camarades qui, eux aussi, doivent bien trouver quelque chose à s'occuper sinon ils ne seraient pas en train de surfer comme une âme en peine... (I understand you guys)

Je reprends une idée vue sur deux trois blogs de scribouillards. L'idée, c'est de se faire un auto-portrait d'après des personnages de séries TV auxquels on s'identifie pour un trait de caractère. Auto-portrait en dix points. Let's go !


Joey Tribbiani
"Friends"

Je suis à peu près aussi stupide que Joey. On peut me faire gober beaucoup de conneries (par exemple que le trajet Bordeaux-Paris est plus long que le trajet Paris-Bordeaux) et je suis parfois lent à la comprenette. Et quand je veux, j'emballe grave.


Dorothy Zbornak
"Golden Girls"

Comme Dorothy, j'ai les pieds sur terre, je m'habille (parfois) comme un sac et je peux être sarcastique. Et j'ai une passion douteuse pour le cheese-cake.


Justin Suarez
"Ugly Betty"

Justin, c'est moi à neuf ans ! Enthousiaste, doté d'un appareil dentaire, over gay sans le savoir (I mean, jouer à Super Jaimie, créer des spectacles de marionnettes et rêver de "Peau d'Ane" hein hein ?) et sans que ça pose de problème à mon entourage. En revanche, la mode c'était pas mon rayon.


Dale Cooper
"Twin Peaks"

J'aime les "damn fine cups of coffee", je suis super intuitif, et je crois aux forces de l'esprit (comme tonton). Mes rêves me dictent parfois l'écriture des scénarios. J'ai souvent un calepin près de mon lit, ou quand y a pas, je me relève pour écrire. Bon après, j'élague hein.


Bree Van Der Camp
"Desperate Housewives"

J'adore recevoir, mettre les grands plats dans les petits, concocter des muffins (ou des quiches), être attentionné, veiller à ce que tout le monde passe du bon temps. J'ai toujours été comme ça depuis tout petit. Mes anniversaires étaient réglés à la minute près et tout le monde s'amusait (sinon ça bardait).


Ellen Parsons
"Damages"

Je suis ambitieux. Et je connais mes priorités, elles sont davantage professionnelles qu'amoureuses. So far. Après tout, il suffit d'une rencontre.


Martin Tupper
"Dream On"

Je suis assez rêveur et j'aime avoir le sens de la répartie. Je vis souvent le quotidien à travers le miroir déformé de mes heures passées sur le petit écran. Un copain fâché avec moi m'a sorti une fois que tout ce qui sortait de ma bouche semblait dialogué, fabriqué, pas naturel. J'ai pris ça bizarrement comme un compliment : la vie est trop difficile pour infliger à son entourage des phrases banales.


Steve Austin, astronaute, un homme tout juste vivant
"L'homme qui valait trois milliards"

J'aime bien courir avec un survêt rouge. Et quand je traverse la route un peu trop vite, j'imite toujours dans ma tête le son bionique "hhahhahhahhahhahhahhhahhahha". Ok, je suis dingue mais je vaux trois milliards.


Ross Geller
"Friends"

Outre la ressemblance physique (enfin, c'est ce qu'on m'a souvent dit), je partage avec Ross Geller le goût des plans foireux, une certaine maladresse physique et un incurable romantisme.


Patsy Stone
"Absolutely Fabulous"

Ok j'aime bien picoler. Pas trop la vodka. Mais je ne sais jamais dire non à une flûte (voire deux, trois) d'un bon champagne. Je lève assez facilement mon coude pour un Macon bien frais. Et j'ai beaucoup de mal à refuser les bras de garçons trop jeunes pour moi (je vais être un vieux Monsieur impeccable). J'aime vivre quoi.

A yé, fini le post... Mais, mais... chouette ! la machine à laver a fini son cycle, il va falloir étendre le linge. Trop chouette la vie !

22/06/2008

22/06/08 - 22:47

"... avant de toucher le fond, je descends à reculons..."



Les voisins qui dorment la fenêtre ouverte, les barbecues sur des terrasses de Montreuil, les piétons qui marchent au ralenti... pas de doute, voilà l'été.

Moi-même je me sens comme un gros chat terrassé par la flambée des températures. Je erre comme une âme en peine dans mon appartement ombragé, à la recherche de croquettes ou d'un coussin frais où je pourrais m'affaler comme une moule. Difficile dans une telle torpeur de travailler.

Alors je réserve des billets sur voyages-sncf.com, tourne les pages (mollement) d'une nouvelle de Doris Lessing et regarde "La Piscine" de Jacques Deray. Un film de 1969 avec Alain Delon et Romy Schneider, au summum de leur beauté.



Le couple, recréé à l'écran, passe son temps à folâtrer dans une maison tropézienne, à siroter du Johnny Walker en écoutant Michel Deville copier le Velvet. Arrive Maurice Ronet dans le rôle de Harry (un ami qui ne vous veut pas du bien) et sa fille Pénélope, jouée par Jane Birkin juste avant "69 année érotique" (elle a genre dix répliques et se ballade déjà avec un panier en osier en guise de sac à main). Carré amoureux placide. Mais la jalousie ne demande qu'à faire des vagues...



Je me souviens avoir vu ce film quand j'avais 10 ans et de m'être un peu fait chier. Mais 'tain, aujourd'hui, à la revoyure, c'est méchamment sensuel. Et puis, c'est tellement un film d'été, languissant, trop long, avec des personnages qui ne pensent qu'à faire la sieste, boire du café, faire des courses et manger du riz Uncle Ben's. Et à boire la tasse tchin-tchin au fond de la piscine avant que ça ne les assassine.

C'est un peu mon programme ces prochaines semaines. Si le soleil est toujours au rendez-vous of course.



Bon, les nageurs c'est souvent bien joli, mais ce carré-là me fait carrément peur. Les mecs, à un moment, faut arrêter les hormones, ok ?






22/06/08 - 09:58

Don't Speak




David Shayne : "But I'm an artist !!!"

Olive Neal : "But I'm an actress !!!"

Helen Sinclair : "I'm still a star !!!"





David Shayne : "I'm a prostitute !!!"

Warner Purcell : "I'm hungry !!!"





David Shayne : "I know two things for sure, that I love you and that I am not an artist"